Toulouse : Après quatre fugues de patients dangereux, des mesures immédiates pour sécuriser les unités psychiatriques

SECURITE Après l’inquiétante série de quatre fugues de patients dangereux en moins de deux semaines à Toulouse, l’ARS annonce des mesures de sécurité dans les établissements concernés, l’hôpital Gérard-Marchant et le CHU

H.M.
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L'entrée de l'ôpital psychiatrique Gérard-Marchant à Toulouse. Archives.
L'entrée de l'ôpital psychiatrique Gérard-Marchant à Toulouse. Archives. — F. Scheiber - Sipa

Quatre agents de sécurité d’une entreprise spécialisée vont désormais surveiller jour et nuit le site de l'hôpital Gérard-Marchant de  Toulouse, dont le portail côté sortie restera fermé et soumis à contrôle. Un poste « avancé du bureau des admissions » a aussi été mis en place « pour le contrôle des justificatifs de sortie des patients ». Ces mesures concrètes et immédiates ont été annoncées ce jeudi par l’agence régionale de santé, après l’épisode des fugues successives de trois patients de l’établissement, au profil dangereux et déclarés pénalement irresponsables. Le premier patient,  Jérémy Rimbaud alias « le cannibale des Pyrénées », avait violemment agressé une septuagénaire avant d’être rattrapé.

Quant à l’unité psychiatrique du CHU, où un quatrième patient a faussé compagnie aux soignants, ses issues de secours vont être repensées et un espace extérieur sécurisé créé.

Les patients ont été réévalués, leur prise en charge aussi

D’autres décisions, plus médicales, ont également été dévoilées ce jeudi à l’issue d’une réunion de dialogue avec les représentants du secteur comme le renforcement des effectifs de garde des cadres le week-end. Au cours de la semaine, la situation clinique de tous les patients de l’hôpital Marchant admis à la suite d’une décision concluant à leur irresponsabilité pénale a été « réévaluée » et leur prise en charge – les secteurs du site de 44 ha où ils peuvent se rendre librement notamment – a été adaptée. Le même processus va concerner les patients de l’unité psychiatrique du CHU.

Enfin, l’ARS indique qu’en plus de l’enquête administrative déjà en cours, la fameuse et crainte Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a été mandatée pour une mission d’inspection, dont les préconisations seront mises en œuvre rapidement.