Incendie de Lubrizol : Après la catastrophe, lancement d'un nouveau système d’alerte par SMS

INNOVATION Le « cell broadcast », un système d’alerte par SMS, devrait être testé durant l'été 2022 lors de simulations grandeur nature à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et à Rouen (Seine-Maritime)

20 Minutes avec agences
Illustration du sms envoyé par le système d'alerte d'urgence.
Illustration du sms envoyé par le système d'alerte d'urgence. — Alex Brandon/AP/SIPA

« Le 20e siècle a vu le passage du tocsin à la sirène, le 21e siècle sera celui du passage de la sirène au  téléphone portable. » C’est par cette phrase que le ministre de l’intérieur,  Gérald Darmanin, avait annoncé, en septembre 2020, à Rouen (  Seine-Maritime), que la France allait adopter la technologie du « cell broadcast ». Déjà déployé dans de nombreux pays depuis plusieurs années (souvent pour des alertes  météo), ce dispositif permet d’envoyer une alerte d’urgence sur tous les téléphones situés dans une même zone sans que le propriétaire n’ait à installer la moindre application.

Lorsque Gérard Darmanin avait fait cette annonce, c’était quelques mois après l’incendie de l’usine de produits chimiques Lubrizol dans la capitale de la Normandie et alors que les habitants se plaignaient (  et même plus que ça) de ne pas avoir été prévenus à temps.

Il y avait « un gros travail technique à mener avec les différents opérateurs »

Le « cell bradcast » sera testé lors de deux exercices de simulations grandeur nature, l’un en juin dans les Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence, l’autre à Rouen dans la foulée, d’ici juillet. C’est ce qu’a révélé le préfet de la Seine-Maritime, Pierre-André Durand, ce lundi, relate   76actu, qui explique pourquoi sa mise en place a été à de nombreuses reprises repoussée. Il y avait « un gros travail technique à mener avec les différents opérateurs, mais aussi un travail législatif concernant la modification du code des télécoms », a justifié le préfet.

Le « cell broadcast » permettra de donner des consignes précises à respecter, mais cela ne signifie pas la disparition des sirènes, précise Paris Normandie. « Il ne faut pas opposer les deux systèmes. Il faut préserver la redondance de l’alerte. Car il y a des zones, en dehors des métropoles, où la diffusion cellulaire est plus aléatoire », insiste Pierre-André Durand dans le quotidien régional. L’Etat souhaite déployer ce système d’alerte à l’échelle nationale. Coût total du dispositif : 50 millions d’euros.