Rennes : Des militants écologistes décrochent une centaine d'affiches publicitaires

PUBLICITÉ Sur leurs affiches, les militants dénoncent également le projet de création d’une usine Bridor à Liffré

Jérôme Gicquel
Les militants ont décroché une centaine d'affiches publicitaires vendredi soir dans le centre-ville de Rennes.
Les militants ont décroché une centaine d'affiches publicitaires vendredi soir dans le centre-ville de Rennes. — Alternatiba Rennes

Ils voulaient dénoncer « la promotion de la surconsommation dans l’espace public ». En pleine période des soldes, des militants écologistes d’Alternatiba et d’Extinction Rebellion ont mené vendredi soir une action anti-pub en décrochant ou détournant une centaine d’affiches publicitaires dans le centre-ville de Rennes. « Adopte une vraie loi climat », « Nous voulons des arbres, pas de vos publicités débiles », « -60 % soldes sur la biodiversité », pouvait-on lire sur les affiches posées à la place des panneaux publicitaires.


Selon les deux collectifs, « ces affichages publics doivent servir à communiquer sur des enjeux qui servent l’intérêt public ». « Nous avons ainsi remplacé les publicités par des affiches qui alertent sur les vrais défis de notre monde : crise climatique, destruction de la biodiversité, pollutions engendrées par la surconsommation, obsolescence programmée… », indiquent-ils dans un communiqué.

Le groupe Le Duff dans le viseur des militants

Au cours de leur action, les militants ont également éteint tous les panneaux lumineux publicitaires qu’ils considèrent comme un « non-sens complet ». Sur certaines affiches, ils ont également ciblé la création d’une usine Bridor à Liffré, un projet porté par le groupe Le Duff. Selon eux, cette nouvelle usine de viennoiseries surgelées va détruire « 21 hectares de terres bocagères, de prairies et de zones humides » et consommer « 200.000 m³ d’eau à l’année, soit la moitié de la consommation » annuelle de la ville, située au nord-est de Rennes.

« Ce projet est d’un autre temps, tout comme ce modèle de consommation à outrance, totalement à l’encontre des enjeux auxquels nous devons faire face actuellement, et des problématiques futures », estiment-ils.