Coronavirus : Treize personnes interpellées pour la fabrication de milliers de faux pass sanitaires

PASSE-PASSE Le réseau de faussaires aurait falsifié plus de 60.000 documents

20 Minutes avec AFP
— 
Contrôle de pass sanitaire (archives).
Contrôle de pass sanitaire (archives). — Christophe SIMON / AFP

Treize personnes suspectées de participer à un réseau de faussaires qui a établi plus de 60.000 pass sanitaires falsifiés ont été interpellées mardi et mercredi dans les régions lyonnaise et parisienne, a-t-on appris de sources concordantes.

L’enquête est partie du signalement de l’ordre des infirmiers de la Loire et d’un médecin de la Caisse primaire d’assurance-maladie, portant sur des milliers de pass sanitaires établis au nom d’un infirmier de la région d’Angers (Maine-et-Loire), lequel n’avait jamais effectué de vaccinations anti-  Covid-19, a indiqué une source judiciaire, confirmant une information révélée par Le Monde.

« Escroquerie en bande organisée »

En réalisant que son compte professionnel avait été piraté, l’infirmier a déposé plainte à Angers. Les investigations, confiées à la police judiciaire d’Angers, se sont orientées vers la région lyonnaise, entraînant la saisine de la juridiction interrégionale spécialisée de Lyon. L’enquête porte sur des faits d’escroquerie en bande organisée, blanchiment aggravé, atteinte à un système de traitement automatisé de données à caractère personnel en bande organisée. Huit suspects ont été interpellés mercredi matin dans la région lyonnaise.

D’autres cas de comptes professionnels de médecins piratés ont motivé l’ouverture d’une autre information judiciaire à Paris, confiée aux gendarmes de la section des recherches de Poitiers et de l’unité d’investigation cyber de la gendarmerie. Cinq autres personnes ont été interpellées en région parisienne, selon la source judiciaire. Deux suspects apparaissent dans les deux enquêtes.

Des pirates informatiques âgés de 22 à 29 ans

Trois de ces cinq mis en cause sont soupçonnés d’être des pirates informatiques, précise dans un communiqué la gendarmerie, estimant à plus de 62.000 le nombre total de faux pass sanitaires créés.

Âgés entre 22 et 29 ans, ces trois suspects auraient usurpé l’identité numérique de 35 médecins répartis sur l’ensemble du territoire national pour générer ces certificats de vaccination frauduleux ensuite revendus directement à leurs bénéficiaires ou au profit de complices faisant office de revendeurs, explique-t-elle.