Bien-être animal : Bientôt la fin des aquariums boules et des colliers anti-aboiements en France ?

MALTRAITANCE Le géant du secteur AgroBiothers ne vendra plus d’aquariums inférieurs à 15 litres de contenance

20 Minutes avec agences
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Les pattes d'un chien (illustration).
Les pattes d'un chien (illustration). — Pixabay / LUM3N

Aquariums boules, colliers anti-aboiements, martinets… AgroBiothers, spécialiste français des soins et accessoires pour animaux, a déclaré qu’il arrêtait la commercialisation de ces produits « nocifs » pour le bien-être animal.

« Notre politique est que 100 % de nos produits soient garants de la bientraitance animale d’ici 2023 », explique Matthieu Lambeaux, président d’AgroBiothers. « On a pris les devants sur les aquariums sans aucune pression des ONG car on savait que c’était interdit dans d’autres pays. » L’entreprise veut maintenant être « pionnière » de la bientraitance animale.



Les associations ravies

La société va ainsi cesser la vente de tous les aquariums inférieurs à 15 litres de contenance. Idem pour les colliers anti-aboiements, des produits « pas assez sécurisés » et qui demandent « probablement » une éducation. « Comme on vend aux consommateurs et pas à des professionnels, on pense que ce n’est pas adapté », a indiqué Matthieu Lambeaux.

One Voice a salué une « excellente nouvelle ». « En France, nous sommes en retard au niveau législatif », a expliqué la présidente de l’association Muriel Arnal. « C’est grâce aux consommateurs et aux entreprises qui entendent les consommateurs que nous allons faire évoluer la cause animale et que la maltraitance cessera. »

Un retard législatif à rattraper

La Fondation Bardot s’est aussi réjouie de cette « illustration du changement profond de notre rapport à l’animal ». « Les poissons sont les animaux de compagnie les plus nombreux en France », a expliqué Christophe Marie, porte-parole de l’organisation. « Leurs besoins élémentaires sont souvent niés. Idem pour les cochons d’Inde ou les lapins vendus en animalerie. »

Toutes les associations espèrent voir la France rattraper son retard sur le plan législatif. « Depuis 2018, on a essayé de passer en vain un projet de loi pour interdire les colliers anti-aboiements », déplore Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d’Amis, rappelant que de nombreux pays (Danemark, Norvège, Royaume-Uni, Slovénie, Autriche, Allemagne) ont déjà légiféré sur le sujet.

« Ce qui est choquant, c’est qu’aujourd’hui il y a des vétérinaires, des professionnels, qui le conseille », ajoute-t-elle. « C’est de la maltraitance avérée. Ce manque de législation fait que l’on en trouve partout sur Internet et que les gens qui n’y connaissent rien peuvent provoquer des sévices graves ! »