#MeTooGHB : Une pétition lancée pour soutenir les victimes d'agressions dans les lieux festifs

MOBILISATION Le collectif féministe du Val d'Oise Héro·ïnes 95 a récemment adressé une pétition à Marlène Schiappa afin que soit lancées des mesures de protection

20 Minutes avec agence
Ces dernières semaines, les témoignages de victimes droguées au GHB à leur insu se sont multipliés.
Ces dernières semaines, les témoignages de victimes droguées au GHB à leur insu se sont multipliés. — kaicho20 / Pixabay

Mise en ligne il y a quelques jours par le collectif féministe Héro·ïnes 95 Val d'Oise, la pétition « #MeTooGHB : pour une prise en charge digne, rapide et efficace des victimes ! » prend de l’ampleur. Adressé à la ministre Marlène Schiappa, le texte reprend une série de témoignages issus du mouvement #Balancetonbar, qui a émergé sur les réseaux sociaux en novembre 2021, révélant selon le collectif « une augmentation des agressions par administration de substances nuisibles, parfois suivies d’agressions sexuelles ou de viols ».

La santé des victimes en question

Le texte, qui a déjà recueilli plus de 14.000 signatures ce mardi, met en exergue les dysfonctionnements observés dans les lieux festifs et le manque de moyens alloués à la prise en charge des victimes. « Le manque de formation et de connaissances du personnel hospitalier et des forces de l’ordre sur les risques encourus tant physiques que psychiques lors de ce type d’agression met non seulement en péril la procédure, mais  met également en danger la santé des victimes qui sombrent parfois dans un état dépressif », insistent les membres du collectif Héro. ïnes 95.

Au fil de la pétition, les témoignages se succèdent. Le collectif à l’origine de #metooGHB, qui avait déjà signé une tribune dans le journal Le Monde le 30 décembre 2021 pour une meilleure prise en charge des victimes, égrène peu à peu ses revendications pour que les témoignages issus du mouvement #Balancetonbar ne restent pas lettre morte.

Une liste de six revendications

Appuyées par une dizaine d’autres mouvements et associations, les Héro. ïnes 95 demandent au gouvernement de mettre en place des unités médico-judiciaires dédiées, mais aussi des formations à la prise en charge des victimes sous soumission chimique, des moyens pour réaliser des tests de détection du GHB/GHL (la « drogue du violeur »), l’instruction de chaque plainte, la sensibilisation auprès des soignants ou encore le déblocage de fonds pour permettre aux établissements festifs de créer des dispositifs de prévention du public.

Le collectif sera-t-il entendu ? En novembre dernier, il avait appelé à boycotter les bars parisiens pour tenter de faire bouger les lignes, tout en mettant en cause la responsabilité de l’Etat dans l’augmentation des agressions par soumission chimique.