Pédocriminalité dans l’Eglise : Une nouvelle affaire éclate dans les diocèses de Lyon, Saint-Etienne et Grenoble

ABUS SEXUELS Le père Louis Ribes, décédé en 1994, a été mis en cause par plusieurs victimes qui se sont fait connaître l’été dernier auprès des diocèses de Lyon, Grenoble et Saint-Etienne

C.G.
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Un prêtre de l'église catholique (Illustration)
Un prêtre de l'église catholique (Illustration) — Pixabay
  • Dans un communiqué, publié sur leur site Internet, les diocèses de Lyon, Grenoble et Saint-Etienne révèlent avoir été contactés par des personnes, agressées sexuellement par le père Luis Ribes, dans les années 70 et 80.
  • L’homme, surnommé le « Picasso des églises », est décédé en 1994.
  • Les autorités religieuses lancent un appel pour déterminer le nombre de victimes.

Combien de victimes présumées ? Les diocèses de Lyon,  Grenoble et  Saint-Etienne ont lancé un appel pour déterminer le nombre de personnes qui auraient été agressées sexuellement par le père Luis Ribes, dans les années 70 et 80.

Surnommé le « Picasso des églises », l’homme est décédé en 1994. Dans un communiqué publié chacun sur le site Internet, les trois diocèses informent avoir été contactés, l’été dernier, par « plusieurs personnes » leur révélant « qu’elles ou leurs proches » avaient été abusées par le défunt prêtre.

Des faits confirmés par la Ciase

« Nous avons acquis la certitude, en octobre dernier, de la véracité des faits », ajoute le diocèse de Lyon, déjà affecté ces dernières années par  l'affaire Preynat. Les faits, aujourd’hui prescrits, ont pu être confirmés grâce au concours des enquêteurs de la Commission sur les abus sexuels dans l’Eglise catholique (Ciase).

Je veux exprimer ma « profonde compassion et ma désolation de découvrir à nouveau qu’un prêtre ait pu commettre ces actes odieux », affirme de son côté Sylvain Bataille, l’évêque de Saint-Etienne. Une rencontre publique d’information et d’échanges est prévue mardi 18 janvier 2022 à 20 heures à la Salle des mille clubs de Grammond, commune dont était originaire Louis Ribes et dans laquelle il revenait régulièrement. Une cellule d'écoute et d'accueil a également été mise en place : 04 77 59 30 66, accueil.victimes@diocèse-saintetienne.fr.

Le diocèse de Lyon a par ailleurs indiqué que toutes les œuvres (vitraux ou fresques) de l’artiste-peintre, seraient progressivement enlevées des églises de la région « par respect pour les victimes ». Cela concerne une quinzaine d’édifices.