Marseille : Nouvelle menace de grève des éboueurs, pourquoi ça coince encore ?

MOUVEMENT SOCIAL Force Ouvrière, syndicat majoritaire chez les éboueurs de Marseille, a annoncé avoir déposé un préavis de grève pour ce lundi

Mathilde Ceilles
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Des poubelles à Marseille.
Des poubelles à Marseille. — Alexandre Vella / 20 Minutes

Moins d’un mois après la fin du dernier mouvement social, la menace d’une nouvelle grève des éboueurs plane de nouveau au-dessus de  Marseille. Le  syndicat ​majoritaire au sein des éboueurs de la métropole, Force Ouvrière, affirme en effet avoir déposé un préavis de grève à partir de ce lundi soir.

Dans le viseur du syndicat, l’accord obtenu lors de la précédente grève de décembre, lui-même une seconde version du premier accord de cet automne, portant sur l’application des 35 heures dans la fonction publique territoriale à compter de janvier 2022. « L’accord tel qu’il a été passé le 20 décembre n’est pas respecté », accuse auprès de 20 Minutes Patrick Rué, secrétaire général FO des territoriaux.

Deux points remis en cause

Cette fois-ci, en revanche, ce n’est plus le temps de travail qui est remis en cause par les éboueurs, cœur des dernières négociations, mais deux autres points annexes de cet accord décroché à la fin de l’année dernière. « Tout d’abord, on avait obtenu que des horaires particuliers soient pratiqués en temps de Covid, pour éviter, notamment pendant les temps de déshabillage et d’habillage, que tous les agents se retrouvent dans les locaux en même temps, peste Patrick Rué. Mais cela n’est pas appliqué à tous les agents. »

Dans le viseur également du syndicat, la prime versée aux agents qui travaillent le dimanche et de nuit. « La réévaluation que nous avions obtenue est mise en cause », affirme Patrick Rué. Selon le représentant syndical, après un premier week-end de négociation, de nouvelles négociations vont s’ouvrir entre la métropole d’Aix-Marseille Provence et le syndicat majoritaire. « En fonction des propositions faites, nous verrons si nous partirons en grève ou pas », prévient Patrick Rué.

Contactée, la métropole n’a pas donné suite à nos sollicitations à l’heure où ces lignes sont écrites. « Je ne vois pas bien ce qu’on pourrait faire de plus, à moins de ne pas respecter la loi », s’interroge de son côté, Yves Moraine, chargé à la fin de l’année dernière de mener les négociations au nom de la présidente de la métropole Martine Vassal.