Affaire Delphine Jubillar : De nouvelles fouilles à Cagnac-les-Mines, notamment à la ferme brûlée

ENQUETE Les gendarmes mais aussi des militaires sont à pied d’œuvre depuis ce lundi matin

B.C. avec AFP
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Le 17 janvier 2022, les gendarmes, appuyés par l'armée; ont lancé de nouvelles recherches aux alentours du domicile du couple Jubillar. Illustration.
Le 17 janvier 2022, les gendarmes, appuyés par l'armée; ont lancé de nouvelles recherches aux alentours du domicile du couple Jubillar. Illustration. — F. Scheiber - AFP
  • De nouvelles fouilles ont été lancées ce lundi à Cagnac-les-Mines pour tenter de retrouver le corps de Delphine Jubillar, disparue du domicile familial dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
  • Les gendarmes et l’unité spécialisée de l’armée présents sur le terrain dans le Tarn, cherchent notamment à savoir si son corps aurait pu être enterré près d’une ferme qui a brûlé en avril dernier.
  • Un codétenu de Cédric Jubillar affirme que le mari de l’infirmière disparue, mis en examen pour son meurtre depuis le 18 juin dernier, lui aurait confessé l’avoir enterré à cet endroit.

L’enquête se poursuit dans l'affaire Jubillar. Ce lundi, de  nouvelles recherches ont été lancées à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, là où Delphine Jubillar a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Les gendarmes, mais aussi des militaires des Fouilles opérationnelles spécialisées (FOS), une unité de l’armée, sont à pied d’œuvre depuis ce matin selon une source proche de l’enquête.

Parmi les lieux qui vont être sondés figure une ferme ayant brûlé en avril dernier, au lieu-dit Drignac, dans un hameau situé non loin de la maison du couple. Cinq véhicules de gendarmerie et deux fourgons blancs banalisés avec des militaires en treillis à l’intérieur s’y trouvaient selon un correspondant de l’AFP.

Vérifier les affirmations d’un codétenu ?

Ces fouilles devraient durer plusieurs jours. Elles font suite à un rebondissement survenu en fin d’année dernière dans l’enquête.

Un codétenu du mari de l’infirmière, mis en examen pour son meurtre depuis le 18 juin 2021, a affirmé aux enquêteurs que Cédric Jubillar lui aurait confessé avoir enterré sa femme à cet endroit. Ce sont ces informations qui ont conduit au placement en garde à vue de la nouvelle compagne du plaquiste, Séverine, au mois de décembre dernier.

Cette dernière est soupçonnée d’être allée non loin du site avec cet ancien voisin de cellule de Cédric Jubillar, quelques jours après sa sortie de prison. C’est en tout cas ce qu’il a indiqué aux gendarmes, expliquant que Cédric aurait confié à sa nouvelle compagne le lieu de sa sépulture. Au terme de sa garde à vue, Séverine avait été relâchée sans faire l’objet de poursuites.

Les gendarmes espèrent retrouver le corps de l’infirmière disparue depuis plus d’un, ce qui pourrait leur fournir des éléments déterminants pour élucider l’affaire. Car s’ils ont des indices « graves et concordants », ils manquent aujourd’hui de preuves directes prouvant la culpabilité du mari.

Et c’est bien ce qu’ils recherchent depuis plusieurs mois. Mercredi dernier, un hélicoptère de la gendarmerie avait survolé en fin d’après-midi cette ferme à basse altitude, de même qu’un champ recouvert de panneaux photovoltaïques. L’unité de militaires appelée en renfort aujourd’hui est généralement envoyée sur le terrain pour des missions de fouilles, de reconnaissance et de renseignement.

Un site qui avait déjà fait l’objet d’investigations au printemps dernier a rappelé la semaine dernière, Jean-Baptiste Alary, l’un des trois avocats de Cédric Jubillar.
Ce dernier, qui clame son innocence, a encore vu vendredi sa demande de remise en liberté rejetée par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse. Il doit être à nouveau entendu début février par les juges d’instruction en charge du dossier.