IVG : Des militants anti-avortement défilent à Paris contre l’allongement de la durée légale

MANIFESTATION La Marche pour la vie a lieu chaque année en janvier, mais se déroule cette fois dans le contexte de l’élection présidentielle et d’un texte sur l’IVG présenté au Parlement

X.R. avec AFP
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La Marche pour la vie est organisée chaque année en janvier.
La Marche pour la vie est organisée chaque année en janvier. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Plusieurs milliers de personnes opposées à l’avortement ont défilé dimanche à Paris contre la proposition de loi allongeant le délai légal de l’IVG et pour faire entendre leurs « dix propositions » aux candidats à la présidentielle, lors de la traditionnelle « Marche pour la Vie ». Cette année, « le premier sujet, c’est la proposition de  loi Gaillot (…), une loi inique » qui doit autoriser l’allongement de la durée légale de l’interruption volontaire de grossesse de 12 à 14 semaines, a déclaré Nicolas Tardy-Joubert, président de la « Marche », lors d’un point de presse avant le départ du cortège.

Réunis dans un froid glacial, les manifestants – parmi lesquels beaucoup d’adolescents et de jeunes adultes – brandissaient des pancartes roses et jaunes : « Arrêtez d’emmerder les embryons » ou « Vivre est un droit, pas un choix ». Selon les organisateurs, quelque 20.000 personnes ont participé à cette « Marche pour la vie », qui se tient tous les ans en janvier. Parmi eux, Jacques, retraité de 65 ans, est venu de Bordeaux avec son épouse Anne « pour que l’on reconnaisse que la vie est sacrée depuis le début ».

« Rétablir le délai de réflexion de 3 jours minima »

« Aujourd’hui, on utilise l’avortement comme moyen de contraception », estime avec regret Marie, 17 ans, étudiante en agronomie venue de l’Aube. Le « deuxième sujet important » de cette mobilisation « c’est l’ élection présidentielle », a estimé Nicolas Tardy-Joubert, appelant les candidats à faire en sorte « que la protection de la vie humaine soir une grande cause nationale ».

« Nous ne soutenons personne », a-t-il ajouté, mais « nous présentons nos dix propositions » aux candidats, comme « rétablir le délai de réflexion de trois jours minima » avant une IVG ou le rejet « du suicide assisté et de l’euthanasie ». Porté par la députée ex-LREM Albane Gaillot, le texte permettant l’allongement du délai légal sera examiné en deuxième lecture au Sénat le 19 janvier.