Coronavirus à Lyon : A quel point les réseaux TCL et TER ont-ils dû réduire leur offre avec la cinquième vague ?

TRANSPORTS L’offre globale du réseau TCL a baissé de 4 % en janvier, alors que la SNCF n’évoque que « des adaptations locales de très faible ampleur » sur ses TER régionaux

Jérémy Laugier
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Photo d'illustration d'un bus TCL, en fin d'année 2021 au niveau de la place Bellecour à Lyon.
Photo d'illustration d'un bus TCL, en fin d'année 2021 au niveau de la place Bellecour à Lyon. — J. Laugier/20 Minutes
  • La cinquième vague de coronavirus a un impact sur les transports en commun dans la région lyonnaise.
  • Celui-ci n’est pour le moment pas trop pénalisant pour les usagers, puisque l’offre globale du réseau TCL n’a baissé que de 4 %, contre 2,5 % en décembre, par rapport à son fonctionnement normal.
  • Du côté de la SNCF, on évoque simplement « des adaptations locales de très faible ampleur », en aucun cas sur les heures de pointe.

La forte montée de « l’absentéisme inopiné » provoqué par la cinquième vague de Covid-19 n’épargne pas les transports en commun, un peu partout en France. A Lyon, Keolis, gestionnaire du réseau TCL, constate « une offre globale en baisse de 4 % » en janvier, contre 2,5 % il y a un mois, par rapport à son dispositif classique de lignes de métro, tramway et bus. « Il manque entre 150 et 200 conducteurs tous les jours [le réseau en emploie au total 2.700] pour assurer le service », explique Keolis, en raison des aléas liés à la flambée du variant Omicron.

Une trentaine de lignes ont été ciblées et donc allégées, avec un ajustement effectué deux fois par jour, en fonction de différents critères : celles avec un taux de reprise inférieur à la moyenne du réseau, celles pouvant bénéficier d’un report modal ou qui permettent une capacité supérieure (le trolleybus par rapport à un bus classique). L’une des principales priorités des TCL reste de desservir au mieux « les centres de santé et les campus universitaires ».

Une fréquentation TCL en baisse de 10 % par rapport à décembre

« On allège par exemple la semaine le T1 plutôt que le T2, expliquait à ce propos lundi sur Radio Scoop Jérôme Berthonneau, directeur général adjoint de Keolis. Tout d’abord car la fréquentation est plus faible sur la ligne T1 que sur la ligne T2, mais aussi car cette dernière est à vocation étudiante, avec la desserte des facultés, et celle des hôpitaux. A contrario, on allège le T2 le week-end puisqu’il y a moins d’étudiants, et le T1 retrouve ses horaires standards, avec la fréquentation des centres commerciaux. »

Le recours massif au télétravail depuis le 3 janvier a évidemment eu un impact sur la fréquentation du réseau TCL, qui est en baisse de 10 % par rapport au mois de décembre, et de 25 % en comparaison avec le trafic d’avant Covid-19.

Le trafic SNCF « maintenu sur les heures de pointe »

Du côté de la SNCF, qu’il s’agisse des TER ou des TGV circulant dans la région lyonnaise, on évoque « des adaptations locales de très faible ampleur », exclusivement regroupées sur la tranche horaire la moins engorgée, entre 22 heures et 6 heures du matin. « Nous n’avons pas été autant impactés que d’autres régions, indique le réseau Auvergne-Rhône-Alpes de la SNCF, qui ne souhaite pas communiquer de chiffres. On a mis quelques cars de substitution pour s’adapter mais toutes les lignes des heures de pointe ont jusque-là pu être maintenues. »

Ce mercredi matin, sur la tranche horaire clé de 6 à 9 heures, onze TER ont par exemple encore pu relier Bourgoin-Jallieu à Lyon, douze pour la ligne Saint-Etienne-Lyon, et treize pour Vienne-Lyon. La SNCF incite tout de même ses usagers à consulter les programmes de circulation du lendemain, actualisés chaque jour à partir de 17 heures ici.