Vaccination : Entre 500 et 700.000 pass sanitaires possiblement désactivés samedi

DEADLINE Le nombre de pass réellement désactivés devrait toutefois être inférieur, estime Olivier Véran

20 Minutes avec AFP
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Pass sanitaire. (Illustration)
Pass sanitaire. (Illustration) — FRANCOIS GREUEZ/SIPA

Ils ont jusqu’à samedi. Entre 500.000 et 700.000 personnes qui n’ont pas fait leur rappel de vaccin contre le Covid-19 risquent théoriquement de voir leur pass sanitaire désactivé ce week-end, un chiffre annoncé par Olivier Véran sur France Info. Mais le nombre de pass réellement désactivés à cette date butoir sera sans doute inférieur. « Parmi ces 500 à 700.000, il y en a un nombre conséquent qui ont présenté une infection et qui n’ont pas encore mis la preuve de leur infection dans leur système Tous Anti Covid », ce qui prolonge la validité de leur pass, explique-t-il.

Fin novembre, en ouvrant le rappel de vaccin à tous les majeurs, le gouvernement avait annoncé qu’il serait nécessaire pour prolonger le pass sanitaire, lequel sera bientôt remplacé par un pass vaccinal. Faute de rappel ou de certificat de rétablissement, le pass pourra être désactivé à partir du 15 janvier. Cela ne veut pas dire que le rappel doit forcément avoir été fait avant cette date, qui correspond simplement à l’entrée en vigueur du mécanisme : à compter de samedi, le pass sera désactivé pour les personnes n’ayant pas eu une dose de rappel au maximum 7 mois après la dernière injection.

98 % des personnes vaccinées de plus de 65 ans ont fait leur rappel

Pour les plus de 65 ans et les personnes souffrant de comorbidité, qui ont eu accès au rappel dès septembre, cette date-butoir était le 15 décembre. « A la mi-décembre, les gens étaient inquiets, et en fait vous n’avez pas entendu parler de pass qui sautent », a relativisé Olivier Véran. Selon lui, 98 % des personnes vaccinées de plus de 65 ans ont fait leur rappel sept mois après leur dernière injection. Cette proportion est de « près de 90 % » trois mois après la dernière injection.

« Le taux d’acceptabilité du rappel est énorme », a assuré le ministre de la Santé, selon qui « le rappel est la règle, le non-rappel est l’exception ». Pour l’heure, 29,5 millions de personnes ont reçu leur rappel depuis l’ouverture de la campagne le 1er septembre puis son élargissement progressif à tous les majeurs.