Auvergne-Rhône-Alpes : Quelles sont les villes dont la population a le plus augmenté ?

DEMOGRAPHIE Augmentation des habitants à Lyon et Annecy, stabilité à Chambéry, baisse notable à Roanne… Une enquête de l’Insee fait le point en chiffres sur la croissance démographique dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, de 2013 à 2019

Jennifer Lesieur
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Le magnifique lac d'Annecy attire d'autant plus qu'il se trouve en plein axe économique Clermont-Lyon-Genève.
Le magnifique lac d'Annecy attire d'autant plus qu'il se trouve en plein axe économique Clermont-Lyon-Genève. — Jean-Claude Urbain
  • L'Insee a publié une enquête le 29 décembre dernier faisant état du recensement de la population de 2013 à 2019.
  • La région Auvergne-Rhône-Alpes apparaît comme la deuxième plus peuplée de l'Hexagone, juste derrière l'Ile-de-France.
  • Le département du Rhône est le plus peuplé de la région, la ville d'Annecy a la plus forte croissance, tandis que des villes moyennes comme Roanne perdent des habitants.

Selon une synthèse publiée par l’Insee le 29 décembre 2021, la région  Auvergne-Rhône-Alpes a dépassé le seuil des 8 millions d’habitants au 1er janvier 2019 : très exactement 8.043.000, contre 7.757.595 en 2013. La deuxième région la plus peuplée de France poursuit sa croissance démographique avec une moyenne de +0,6 % par an depuis 2013, légèrement supérieure à la moyenne nationale. Cette croissance accuse toutefois un ralentissement dû au vieillissement de la population.

Ces chiffres s’arrêtent en 2019 en raison de la crise sanitaire, puisque le recensement annuel qui devait se tenir en 2021 a été reporté en 2022. Ils ne prennent donc pas en compte l’impact du Covid-19, qui a eu des conséquences notables sur la répartition des populations. Ils permettent cependant de constater de nettes différences entre les métropoles et les villes de la région.

Quelles sont les métropoles qui enregistrent la plus forte croissance ?

Sans surprise, le département du Rhône reste le plus peuplé de la région, avec 1.892.753 habitants au 1er janvier 2021. Il est suivi par celui de l’Isère (1.271.166) et du Puy-de-Dôme (662.152).

La métropole de Lyon seule compte 1.411.571 habitants, contre 1,3 million en 2013. Lyon intra-muros abrite 529.570 habitants, contre 509.233 en 2013. La croissance est de 0,9 % dans le Rhône entre 2013 et 2019 : c’est autant que dans le département de l’Ain.

Dans la métropole de Grenoble, l’Insee enregistre 1.271.166 habitants (+0,5 %), tandis que la ville même perd quelques habitants : 160.441 contre 162.780 en 2013. La métropole de  Saint-Etienne, elle, compte 765.634 habitants (+0,2 %), avec une hausse dans la ville même : 175.792 contre 174.985 en 2013. La plus forte hausse concerne le département de Haute-Savoie, avec une croissance de 1,2 % et 826.094 habitants recensés, contre 0,5 % en Savoie avec 436.434 habitants.

Qu’en est-il des grandes villes ?

« Les territoires les plus porteurs de la croissance démographique sont situés en périphérie des grandes villes », ajoute l’Insee, qui précise que « la dynamique démographique concerne en particulier les couronnes des aires d’attraction des villes, conséquence du phénomène de périurbanisation qui se poursuit ».

Grâce à un regroupement de communes en janvier 2017, Annecy enregistre une augmentation notable de sa population : 134.101 habitants en 2019 contre 54.087 en 2013. Annecy bénéficie en outre de sa situation sur l’axe économique Clermont-Lyon-Genève. Située au sud de cet axe,  Chambéry, elle, perd quelques habitants, passant de 60.575 à 60.478.

Au cœur du couloir rhodanien, Valence, dans la Drôme, doit sa progression de 0,7 % depuis six ans à l’arrivée de nouveaux habitants attirés par son dynamisme économique : elle en compte désormais 66.149, contre 63.258 en 2013.

Qu’en est-il des villes périphériques ?

Les villes de taille moyenne, elles, tendent à perdre des habitants, partis vers les communes périurbaines : Roanne (Loire), qui accuse une baisse de sa population depuis plusieurs années, passe ainsi de 36.749 à 34.547. L’érosion du solde naturel (différence entre le nombre de naissances et de décès) est aussi une cause de cette décroissance démographique.  Villefranche-sur-Saône (Rhône) est également en baisse, passant de 37.084 à 36.710 habitants. En revanche, Vienne (Isère) enregistre une croissance de 0,4 %.

A noter que dans toute la région Auvergne Rhône-Alpes, seuls les départements du Cantal et l’Allier ont perdu des habitants entre 2013 et 2019.