Procès du 13-Novembre : Salah Abdeslam apte à comparaître à l'audience jeudi

JUSTICE Le principal accusé du procès des attentats du 13 novembre 2015 avait été testé positif au Covid-19 le mois dernier

20 Minutes avec AFP
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Illustration de la salle d'audience du procès du 13 novembre.
Illustration de la salle d'audience du procès du 13 novembre. — AFP

Salah Abdeslam, le principal accusé du procès  des attentats du 13 novembre 2015 qui avait été  testé positif au Covid-19 le mois dernier, est apte à comparaître à l’audience prévue jeudi, a annoncé mercredi le Parquet national antiterroriste (Pnat).

« D’un point de vue sanitaire, rien ne s’oppos[e] à son extraction le jeudi 6 janvier 2022 pour la reprise de l’audience », a ajouté le Pnat dans un communiqué, en citant le président de la cour d’assises spéciale, Jean-Louis Périès.

Une fatigue modérée

« Le 6 janvier, M. Salah Abdeslam sera à 13 jours du début des symptômes permettant la levée de l’isolement. Aucune mesure sanitaire spécifique n’est à prendre dans ce contexte », a confirmé, ce jeudi, un complément d’expertise médicale ordonné par le président Jean-Louis Périès. Salah Abdeslam souffre d'« une asthénie post-infectieuse modérée » (fatigue) qui n’empêche pas sa comparution, indique également le rapport.

« D’un point de vue sanitaire, rien ne s’oppos(e) à son extraction le jeudi 6 janvier 2022 pour la reprise de l’audience », avait déjà souligné mercredi dans un communiqué le Parquet national antiterroriste. Une première expertise médicale effectuée lundi avait déjà conclu que Salah Abdeslam était « apte tant sur le plan médical que sanitaire à assister aux audiences de la cour d’assises ».

Audition du suédois Osama Krayem

Seul membre encore en vie des commandos djihadistes qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés à Paris et Saint-Denis en novembre 2015, Salah Abdeslam, qui ne s’est plus présenté à l’audience depuis le 25 novembre, a été testé positif au Covid-19 le 27 décembre. L’accusé est détenu dans la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), au sud de Paris, où plusieurs foyers de contaminations ont été détectés ces derniers temps.

La cour d’assises spéciale juge jusqu’à la fin mai 20 accusés, dont 14 présents à l’audience, soupçonnés d’être impliqués à divers degrés dans la préparation des attaques djihadistes les plus meurtrières jamais perpétrées en France. Le premier accusé à être interrogé jeudi devrait être le ressortissant suédois Osama Krayem. Mais sa présence est incertaine : lui aussi refuse de comparaître depuis le 25 novembre.