Coronavirus en Guadeloupe : La direction du CHU violemment séquestrée avant d’être exfiltrée

TENSIONS La police a dû exfiltrer le directeur du CHU et ses deux adjoints alors que des manifestants contre l’obligation vaccinale assiégeaient leur bureau

20 Minutes avec AFP
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Le CHU de Guadeloupe, à Pointe-à-Pitre le 24 septembre 2020 (illustration).
Le CHU de Guadeloupe, à Pointe-à-Pitre le 24 septembre 2020 (illustration). — GILLES MOREL/SIMAX

La tension est toujours palpable en Guadeloupe autour des mesures sanitaires. Le directeur du CHU et ses deux adjoints ont dû être exfiltrés par la police de leurs bureaux assiégés mardi par des militants contre l’obligation  vaccinale des soignants, a annoncé la direction de l’hôpital.

« J’ai été extrait avec un coup de poing dans les côtes et un énorme coup sur la tête, j’ai perdu connaissance pendant dix secondes je pense », a expliqué le directeur général du CHU, Gérard Cotellon disant également avoir été «   séquestré ». Son adjoint, Cédric Zolezzi, a également indiqué avoir été molesté. « On m’a déchiré ma chemise, j’ai reçu de l’urine sur moi pendant que je courais vers une voiture de police », a-t-il assuré, se déclarant « choqué ». La direction a annoncé son intention de déposer plainte.

Des locaux déjà visés

Si cette exfiltration n’a pas donné lieu à des interpellations, elle a été comme une « mêlée de rugby » selon une source policière, alors que les manifestants étaient « plutôt calmes » tout au long de la journée. « Nous sommes venus réclamer l’argent que l’on nous doit », a déclaré Gaby Clavier, ancien secrétaire de la branche santé du syndicat UGTG, présent sur les lieux avec les manifestants. Ces derniers réclament le versement des salaires des agents suspendus, suite à leur refus de se conformer à l’obligation vaccinale. Les manifestants ont quitté les lieux en début de soirée.

Ce n’est pas la première fois que ces locaux administratifs sont pris pour cible dans le cadre de cette mobilisation. Fin 2021, plusieurs dégradations avaient déjà eu lieu. Selon le CHU, qui se prépare à un afflux de malades en raison de la résurgence de l’épidémie de Covid-19, 95 % du personnel « répondent à l’obligation vaccinale ».