Grippe aviaire : 41 élevages infectés en France, un premier cas en Vendée

EPIDEMIE Vingt foyers se situent dans les Landes, huit dans le Nord, sept dans les Pyrénées-Atlantiques, cinq dans le Gers et un en Vendée, a précisé le ministère de l'Agriculture

20 Minutes avec AFP
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Dans une élevage de volailles. (archives)
Dans une élevage de volailles. (archives) — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Evoquant une « grande source de préoccupation », le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie​ a annoncé, ce mardi, que 41 foyers de  grippe aviaire en élevage, dont un premier en Vendée, étaient désormais recensés en France.

En fin de semaine dernière, le bilan faisait état de 26 foyers dans des élevages depuis le premier cas dans le Nord, fin novembre. La plupart des cas sont aujourd’hui recensés dans le Sud-Ouest. « Au moment où je vous parle (…) nous comptons en France 41 foyers de contamination en élevage », a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse.

Vingt foyers dans les Landes

Il estime la situation meilleure que l’hiver dernier, quand l’épizootie avait été à l’origine de près de 500 foyers en élevage, conduisant à abattre plus de trois millions de volailles, essentiellement des canards. « L’année dernière à la même époque nous étions à plus d’une soixantaine » de foyers. « Cela faisait déjà de nombreuses semaines que la diffusion du virus n’était plus du tout sous contrôle », a poursuivi Julien Denormandie.  Vingt foyers se situent dans les Landes, huit dans le Nord, sept dans les Pyrénées-Atlantiques,  cinq dans le Gers et un en Vendée, a précisé le ministère.

En Vendée, le virus a été détecté dans la commune de Beaufou au sein d’un bâtiment abritant 12.500 dindes, selon les autorités locales. « L’abattage des oiseaux présents dans le bâtiment infecté s’est achevé le 2 janvier. Le dépeuplement des autres volailles encore présentes sur le site est en cours. Vraisemblablement, l’origine de l’introduction du virus s’est faite via l’avifaune sauvage », affirme la préfecture de Vendée dans un communiqué mardi. « Les premières visites et analyses faites par les vétérinaires » autour de l’exploitation concernée « n’ont pas détecté d’autres foyers de contamination », ajoute la préfecture.

Confinement dans les élevages

Le ministère estimait le 31 décembre qu’entre 600.000 et 650.000 volailles avaient été abattues depuis le début de l’épizootie. Il ne communiquait pas de données actualisées mardi.  Julien Denormandie a par ailleurs défendu le confinement, imposé début novembre, des volailles de plein air pour éviter les contacts avec les oiseaux migrateurs porteurs du virus. La mesure, souvent vécue comme un crève-cœur par les éleveurs et dénoncée par une partie de la profession, avait été décrétée dès septembre, dans les zones les plus à risque.

« Les mesures de protection étaient nécessaires. Si nous ne les avions pas prises, la situation que je vous décris aujourd’hui serait beaucoup plus dramatique », a estimé le ministre. Outre les élevages, vingt cas ont été recensés dans la faune sauvage et trois dans des basses-cours de particuliers, selon le ministère. La France est touchée pour la quatrième fois depuis 2015 par ce virus, qui n’épargne pas non plus ses voisins européens.