Nouvel an : 95.000 policiers et gendarmes déployés cette nuit en France

SECURITE Ils auront notamment pour mission de faire respecter l’interdiction de rassemblements spontanés face à la flambée des cas de Covid-19

20 Minutes avec AFP
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Illustration d'une voiture de la gendarmerie.
Illustration d'une voiture de la gendarmerie. — E. Frisullo / 20 Minutes

Forte mobilisation policière en vue pour ce réveillon de la Saint-Sylvestre. Quelque 95.000  policiers et gendarmes sont mobilisés en France, dont 9.000 à Paris, notamment pour faire respecter l’interdiction de rassemblements spontanés face à la flambée des cas de  Covid-19, a indiqué ce vendredi le ministère de l’Intérieur. Au total, le dispositif de sécurité représente 127.000 personnes, puisqu’il comprend également 32.000 pompiers et acteurs de la sécurité civile, a détaillé le ministère. Par ailleurs, près de 3.200 militaires de la force Sentinelle s’ajoutent au dispositif.

Le dispositif est à peu près identique à 2020 (100.000 policiers et gendarmes). « La légère diminution s’explique par une augmentation du dispositif l’année dernière pour faire respecter le couvre-feu et par une mobilisation accrue dans les Antilles et en Nouvelle-Calédonie depuis plusieurs semaines », a précisé Beauvau.

Les rassemblements interdits en ligne de mire

A Paris, où 9.000 policiers seront mobilisés, la préfecture a annoncé la fermeture des débits de boissons samedi et dimanche à partir de 2h du matin, prohibant également « toutes activités de danse dans tous les établissements recevant du public ». Les rassemblements de personnes donnant lieu à la consommation d’alcool sur la voie publique sont aussi interdits à Paris.

Les forces de l’ordre contrôleront également le port du masque, qui est de nouveau obligatoire dans les rues de Paris, en région parisienne et dans de nombreuses villes en France, comme à Lyon. « Vu le nombre de personnes ou de situations qu’on risque de gérer, bien évidemment ça risque d’être secondaire » de contrôler le port du masque, a déclaré sur BFMTV/RMC David Le Bars, du syndicat des commissaires.

« Il y a deux priorités ce (vendredi) soir : les rassemblements interdits sur fond d’alcool, et vous savez que quand il y a de l’alcool c’est difficile de convaincre et puis il y a ceux qui vont commettre des actes de délinquance », a-t-il ajouté.