Démographie : Au 1er janvier 2019, la France comptait 66.988.000 habitants

POPULATION Selon l’Insee, même s’il reste positif, le taux de croissance de la population continue de baisser. Paris perd même désormais annuellement 0,5 % de ses habitants

20 Minutes avec AFP
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La foule dans le centre-ville de Lyon le 11 septembre 2021 (illustration).
La foule dans le centre-ville de Lyon le 11 septembre 2021 (illustration). — KONRAD K.

Comme chaque année, il va falloir mettre à jour vos données démographiques sur l’Hexagone : au 1er janvier 2019 la France, hors Mayotte, comptait officiellement 66.988.000 habitants. S’il est toujours en progression, ce chiffre montre néanmoins que la croissance de la population française continue de faiblir, principalement à cause d’un solde naturel (nombre de morts soustrait au nombre de naissances) moins important, selon des données publiées mercredi par l'  Insee.

La population française s’est ainsi accrue de 0,4 % chaque année entre 2013 et 2019, contre 0,5 % entre 2008 et 2013, selon cette étude. « C’est encore le solde naturel qui fait la croissance démographique en France, mais il est de moins en moins élevé », explique l’institut de la statistique. Le solde migratoire contribue encore pour 0,1 % de croissance, mais le solde naturel a perdu 0,1 point pour s’établir à 0,3 % par an entre 2013 et 2019.

L’exception de la Provence-Alpes-Côte d’Azur

D’une manière générale, toutes les régions ont vu leur croissance démographique ralentir entre 2013 et 2019, « aux exceptions notables de la Guyane et de PACA. C’est la seule région de métropole dont la croissance se renforce, portée par le Var », détaille Valérie Roux, cheffe du département de la démographie à l’Insee.

Si certains territoires sont très dynamiques, notamment l’Île-de-France (1 % de croissance chaque année pour la Seine-Saint-Denis) et la façade Atlantique (1,2 % pour la Loire-Atlantique), 20 départements ont perdu des habitants chaque année en France, contre 11 lors de la précédente période. « Ils sont principalement situés dans la diagonale du vide, et Paris », note Valérie Roux. « Dans les territoires ruraux autonomes très peu denses, la baisse de population est plus due au solde naturel qu’au solde migratoire : c’est l’effet du vieillissement de la génération du baby-boom et de la baisse du nombre moyen d’enfant par femme ».

En province des métropoles « très dynamiques »

Les territoires les plus porteurs de la croissance démographique sont situés en périphérie des grandes villes, comme Paris, Lyon,  Marseille ou  Bordeaux. « La croissance est en effet élevée lorsque les communes rurales sont sous forte influence des pôles (+0,7 % en moyenne par an) », précise l’Insee dans son étude.

Valérie Roux relève également que « les métropoles de province sont très dynamiques, notamment Bordeaux avec une très forte croissance annuelle de 1,4 % ». Paris, elle, voit sa population diminuer sur l’année de 0,5 % malgré un fort dynamisme natal qui persiste (+0,7 % de solde naturel). Cette chute est due aux départs de la ville, qui lui font perdre chaque année 1,1 % de population entre 2013 et 2019. Néanmoins, « 6 ménages sur 10 quittant Paris restent en Île-de-France », note Valérie Roux.

Les chiffres déclarés pour 2019 constitueront la population légale française à partir du 1er janvier prochain.