Coronavirus : En Gironde, incarcération d’un homme suspecté d’avoir vendu de faux pass sanitaires

TRAFIC L’homme est soupçonné d’avoir vendu 55 « fausses attestations de vaccination contre le Covid » après avoir usurpé le profil numérique professionnel d’un médecin

20 Minutes avec AFP
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Un test Covid-19 et un QR Code (illustration).
Un test Covid-19 et un QR Code (illustration). — Mourad ALLILI/SIPA

La justice a décidé de sévir contre les faux pass sanitaires. Un homme soupçonné d’avoir vendu une cinquantaine de ces pass en usurpant l’identité d’un médecin, a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Gradignan en  Gironde, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Bordeaux.

Le suspect âgé d’une quarantaine d’années, est soupçonné d’avoir vendu 55 « fausses attestations de vaccination contre le Covid », éditées le 8 août après avoir usurpé le profil numérique professionnel d’un médecin du centre de vaccination d’Arcachon, a expliqué la procureure de la République de Bordeaux Frédérique Porterie, confirmant une information de Sud-Ouest. Les 55 personnes identifiées sont domiciliées très majoritairement en région parisienne, selon la même source qui salue le « remarquable » travail des enquêteurs, notamment de la police judiciaire, pour remonter à l’origine de ces faux.

Un suspect « connu pour de nombreuses escroqueries »

Le quadragénaire, « très défavorablement connu pour de nombreuses escroqueries », a été arrêté ainsi que sa compagne le 12 décembre à Valence dans la  Drôme puis placé en détention provisoire. Sa compagne a été placée sous contrôle judiciaire. La perquisition de leurs domicile et véhicules a notamment permis la saisie de petites sommes en numéraire, de 11 cartes bancaires, cinq téléphones portables ainsi que d’un pistolet automatique de calibre 6,35 avec ses cartouches, qui fait l’objet d’une procédure incidente.

Selon un bilan dressé par le ministère de l’Intérieur le 20 décembre, un total de 182.000 faux pass sanitaires a été détecté dans 400 enquêtes depuis l’instauration du dispositif cet été. Les usagers de ces fausses attestations encourent jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende.