Landes : Six nouveaux élevages de canards touchés par la grippe aviaire

VIRUS Une zone réglementée a été définie dans 34 communes des Landes, dans des périmètres autour de ces nouveaux foyers

M.B. avec AFP
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Illustration grippe aviaire dans un élevage
Illustration grippe aviaire dans un élevage — REMY GABALDA / AFP

Le virus rencontré,  du type H5N1, est « très contagieux ». Six nouveaux foyers de  grippe aviaire ont été détectés dans des élevages de canards dans le sud-est des  Landes, portant à sept le nombre total d’élevages concernés dans le département, a-t-on appris lundi auprès de la préfecture et de la chambre d’agriculture.

Cinq d’entre eux sont situés à Mant et un à Castelner, deux communes limitrophes des Pyrénées-Atlantiques, où un autre foyer d’influenza aviaire hautement pathogène avait été confirmé vendredi dans la commune de Malaussanne.

Tous les canards abattus préventivement dès les premiers cas

Selon Marie-Hélène Cazaubon, présidente de la chambre d’agriculture des Landes, tous les canards de ces exploitations, « à l’abri en intérieur depuis le début de leur élevage », ont été abattus préventivement dès les premiers cas suspects vendredi.

Une zone réglementée a été définie dans 34 communes des Landes, dans des périmètres de 3 km (zone de protection) et 10 km (zone de surveillance) autour de ces nouveaux foyers, a indiqué pour sa part la préfecture dans un arrêté.

« Il faut être très vigilant, mais rester confiant aussi »

Dans les Landes, un premier cas de grippe aviaire avait été confirmé le 19 décembre à Hastingues, plus à l’ouest dans le département, après plusieurs autres foyers signalés dans des élevages du département du Nord et un dans le Gers voisin.

« Avoir les animaux à l’abri n’empêche pas l’introduction du virus (dans les élevages) mais minimise sa diffusion. Il faut être très vigilant, mais rester confiant aussi, car on n’est pas dans le même cas de figure que la précédente crise » a estimé Marie-Hélène Cauzaubon, elle-même éleveuse de canards.

Pas de risque pour la consommation de foie gras

Apporté par les oiseaux migrateurs qui entrent en contact avec les volailles, le virus avait été identifié pour la première fois le 26 novembre dans le Nord, sur la commune de Warhem où 160.000 poules pondeuses étaient élevées en bâtiment.

La préfecture des Pyrénées-Atlantiques, où trois foyers du virus ont été détectés depuis le 20 décembre, rappelait vendredi dans un communiqué que « la consommation de viande, foie gras et œufs ne présente aucun risque pour l’Homme. »