Guadeloupe : Pas de négociation pour abroger « une loi de la République », affirme le ministère des Outre-mer

CRISE Les manifestants anti pass sanitaire qui ont envahi l’hémicycle du Conseil régional veulent obtenir « l’arrêt de toutes les sanctions prises contre des milliers de salariés » refusant de se faire vacciner

20 Minutes avec AFP
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Des manifestants anti-pass sanitaire ont perturbé une séance du conseil régional en Guadeloupe, le 23 décembre
Des manifestants anti-pass sanitaire ont perturbé une séance du conseil régional en Guadeloupe, le 23 décembre — ANONYMOUS / AFP

« L’Etat ne négociera pas pour abroger une loi de la République votée au parlement », a déclaré ce vendredi le ministère des Outre-mer, après l’irruption de manifestants antipass sanitaire dans l’hémicycle du  Conseil régional de Guadeloupe. Des manifestants opposés à l’obligation faite au personnel soignant et aux pompiers de se vacciner contre le Covid-19, ont en effet  envahi jeudi en fin de matinée l’hémicycle du Conseil régional de la Guadeloupe et y ont pour certains passé la nuit.

Les manifestants doivent décider ce vendredi de la suite à donner au mouvement. Ils entendent faire pression sur les élus et obtenir de l’Etat « l’arrêt de toutes les sanctions et suspensions de rémunérations prises contre des milliers de salariés du public et du privé » refusant de se faire vacciner, a indiqué le collectif de manifestants dans un communiqué.

Il n’y a « aucune marge de négociation »

Si « l’Etat est présent pour trouver des solutions sur son champ de compétence, comme il le fait avec les maires sur la jeunesse », il n’y a « aucune marge de négociation pour abroger une loi de la République votée par le Parlement », en l’occurrence celle obligeant les personnels de santé et pompiers à être vaccinés pour travailler. Pas question non plus pour le ministère d’une quelconque amnistie pour ceux qui auraient commis des violences sur les forces de l’ordre, dans le cadre de la crise sociale qui secoue l’archipel depuis début novembre.

Dans son communiqué, le collectif de manifestants justifie « l’installation d’un piquet de grève populaire à l’hôtel de Région », pour obtenir, outre l’arrêt des sanctions et suspensions de rémunérations, « l’ouverture de négociations sur le cahier de revendication » qui a fait l’objet d’un protocole d’accord de méthode signé avec les élus de Guadeloupe le 10 décembre.