L’atelier textile Missègle, un exemple prometteur de made in France

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20 Minutes avec Brut
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Marie est remailleuse, et est en train de fermer le bout des chaussettes, Brut.
Marie est remailleuse, et est en train de fermer le bout des chaussettes, Brut. — capture d'écran

Une entreprise familiale qui fait des vêtements made in France, partiellement à la main et avec de bons salaires, c’est possible ? Bien sûr : l’atelier textile Missègle a parié sur le made in France il y a quinze ans, et voit aujourd’hui mûrir les fruits de ce choix.

Gaëtan co-dirige l’atelier avec sa mère et son frère, à Castres : « Il y a un grand retour au made in France. On a commencé à s’en apercevoir à la première crise de 2007, puis en 2008 avec la crise financière et économique. Les gens ont commencé à se questionner sur leurs achats et sur  l’impact qu’ils pouvaient avoir sur nos écosystèmes. » 

« Notre première mission, ce n’est pas de dégager du bénéfice »

Les cinquante employés, payés 20 % au-dessus du SMIC, s’activent à l’approche des fêtes. L’entreprise embauche et recherche des profils dans tous les domaines de leur production. Tourya, remailleuse, espère que les jeunes s’intéresseront à ce poste : « C’est un métier qui se perd. S’il n’y a plus personne, il n’y aura pas de métier de remaillage en France. »

Les dirigeants ont conscience qu’ils ne concurrenceront jamais le marché asiatique en matière textile, mais affirment que ce n’est pas leur but : « Notre première mission, ce n’est pas de dégager du bénéfice. Notre première mission c’est d’être engagé dans la société. » Découvrez l’atelier Missègle et ses engagements dans la vidéo de notre partenaire Brut.