Affaire Delphine Jubillar : Marche blanche en hommage à l'infirmière de 33 ans, disparue il y a un an

DRAME Delphine Jubillar, mère de deux enfants, a disparu de son domicile de Cagnac-les-Mines dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020

20 Minutes avec AFP
— 
La marche blanche organisée par les collègues de Delphine Jubillar le 12 juin 2021 à Albi (Tarn).
La marche blanche organisée par les collègues de Delphine Jubillar le 12 juin 2021 à Albi (Tarn). — Fred Scheiber - AFP

Une marche blanche qui a réuni près de 200 personnes a été organisée, ce dimanche à Cagnac-les-Mines (Tarn), en hommage à   Delphine Jubillar, dont  le mari Cédric est soupçonné de l'avoir tuée il y a un an.

« Delphine, Louis, Elyah, Justice et Vérité, On vous aime », pouvait-on lire sur une grande banderole, en référence aussi à ses deux enfants placés chez leur tante, déployée par des amis de l'infirmière de 33 ans, regroupés devant le lac de la petite commune tarnaise.

« Il faut que celui qui a fait du mal parle »

Au son de chansons diffusées sur haut-parleur, les participants à la marche blanche ont brandi des feuilles représentant un ruban blanc sur fond noir, « contre la violence faite aux femmes ». « Nous sommes ses amies, cousines, sa famille et des inconnus. Nous sommes Delphine, parce que ce qui t’es arrivé aurait pu nous arriver et ne doit plus arriver. Nous sommes toutes avec toi, toutes ces femmes en couple, mariées, qui souhaitent divorcer, toutes celles qui ont peur, qui n’osent pas », a déclaré au micro Hélène, une de ses amies, peinant à retenir ses sanglots.

« Nous voulons la vérité. Il faut que celui qui a fait du mal parle. Je refuse l’idée qu’on puisse ne pas la retrouver. Delph mérite la vérité. Rendez-nous Delph, on lâche rien », a renchéri une autre amie.

« Un faisceau d’indices » contre Cédric Jubillar

Pour les parties civiles, la famille et les proches de l’infirmière, Cédric Jubillar, avec qui elle était en instance de divorce, fait figure de suspect numéro un. Au lendemain de la disparition de sa femme, il avait participé à une battue organisée par les gendarmes. Et le 12 juin à une marche blanche, se tenant loin derrière les amies de son épouse.

Six jours plus tard il avait été interpellé et mis en examen pour homicide volontaire. Il est depuis incarcéré à la maison d’arrêt de Seysses. Dans cette affaire fortement médiatisée, sans corps, ni aveux ni preuves matérielles, le peintre-plaquiste clame son innocence. Mais la justice met en avant « un faisceau d’indices graves et concordants » à son encontre et estime que les éléments à charge sont suffisants pour justifier son maintien en détention.