Pas-de-Calais : L'enfant enlevé près de Lens retrouvé sain et sauf, son père placé en garde à vue

FIN DE L'ALERTE ENLEVEMENT L’enfant a été retrouvé au domicile de la soeur de son père, selon une source proche de l’enquête

20 Minutes avec AFP
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Le dispositif Alerte enlèvement existe depuis 2006. (illustration).
Le dispositif Alerte enlèvement existe depuis 2006. (illustration). — THOMAS COEX / AFP

L’enfant de 12 ans prénommé Hamza enlevé vendredi soir à Fouquières-lès-Lens (Pas-de-Calais) provoquant le déclenchement du plan « alerte enlèvement », comme l’annonçait ce samedi matin ministère de l’Intérieur, a finalement été  retrouvé sain et sauf. Le petit Hamza a été retrouvé vers 10 heures chez la sœur de son père, à Sallaumines, près de Lens, a expliqué cette source. Son père Halim B., qui avait été décrit comme un homme « potentiellement dangereux », a été placé en garde à vue.

« Hamza, garçon, 12 ans, 1,50 m, teint mat, brun aux yeux noirs, habillé d’un pyjama gris, d’un pull bleu et d’un manteau noir, a été enlevé à Fouquières-lès-Lens 27 rue Pasteur, le 17 décembre 2021 vers 19h30 », a décrit plus tôt dans la journée le ministère dans un communiqué. Placé dans le cadre de la séparation de ses parents depuis mardi sur décision d’un juge des enfants, l’enfant vit chez une assistance maternelle, ont indiqué à l’AFP une source policière et le parquet de Béthune dans un communiqué.

Le père aurait enlevé son fils « sans aucune violence », selon la source policière. L’enfant est parti « volontairement » avec lui, a précisé une autre source policière.

« Je n’ai rien pu faire »

A Fouquières-lès-Lens, l’assistante maternelle a raconté à la presse avoir accueilli le petit Hamza vers 18 heures vendredi soir. Elle décrit « un enfant très peiné de son placement et très renfermé sur lui-même ». « On a frappé à ma porte, j’ai donc entrouvert ma porte. Et il y avait un monsieur que je ne connais pas du tout, et le gamin a tiré la porte et s’est sauvé », a-t-elle poursuivi, devant son domicile.

« Ça s’est passé très, très vite je n’ai pas eu le temps de faire quoi que ce soit », a-t-elle dit, ajoutant que le ravisseur n’avait pas été « agressif » et n’avait « pas dit un mot ». « Je ne sais pas si c’est le papa, moi je ne le connais pas… C’était un monsieur », a-t-elle détaillé, se disant « étonnée » qu’il ait obtenu son adresse. « Je n’ai rien pu faire, je n’ai même pas vu l’immatriculation de la voiture je n’ai rien vu », a poursuivi cette dame d’une cinquantaine d’années.

Le père « déterminé dans son projet »

Il y a quelques semaines, le père avait été « intercepté à l’aéroport alors qu’il s’apprêtait à fuir hors Union Européenne, malgré une mesure lui faisant interdiction d’emmener son fils à l’étranger », selon le parquet dans son communiqué. « Il apparaît ainsi déterminé dans son projet et potentiellement dangereux », a ajouté le parquet.

« Sa dangerosité est plus liée à sa détermination qu’au risque qu’il fasse du mal à son enfant », a précisé une source policière qui ajoute que le père était jusqu’alors « inconnu des services ». Cet homme de 40 ans, 1,73 m, 110 kg et au crâne rasé, a utilisé au départ un véhicule Renault Twingo blanc immatriculé CR-919-TP, retrouvé abandonné à Hénin-Beaumont. Il serait susceptible de circuler désormais dans un break foncé et de chercher à sortir du territoire national, selon le message du ministère.