Ardennes : Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Chooz arrêtés pour vérification d’éventuels défauts

PRINCIPE DE PRECAUTION EDF veut tester le circuit de refroidissement de secours, après la détection de défauts dans la centrale de Civaux, dans la Vienne, de même modèle

20 Minutes avec AFP
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La centrale nucléaire de Chooz dans les Ardennes, en 2017 (illustration).
La centrale nucléaire de Chooz dans les Ardennes, en 2017 (illustration). — LEWIS JOLY/JDD

EDF ne veut prendre aucun risque. L’entreprise va commencer à arrêter par précaution à partir de ce jeudi les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Chooz dans les Ardennes pour vérification d’éventuels défauts sur son circuit de refroidissement de secours, après la détection de défauts dans une autre centrale de même modèle.

Ce circuit d’injection de sécurité est utilisé en cas d’accident, indique un communiqué de l’électricien public français mercredi soir. Cette décision s’accompagne de la prolongation de l’arrêt des deux réacteurs de la centrale de Civaux dans la Vienne, décidée après la détection de défauts à proximité de soudures des tuyauteries du circuit du même type dans ses deux réacteurs.

Arrêt complet samedi

A Civaux, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a été informée de la détection des défauts. La décision de vérifier les circuits de secours de Chooz vient donc du fait que les deux réacteurs de cette centrale sont de même technologie que ceux de Civaux, dite de « palier N4 », la dernière génération. Les deux centrales ont été mises en service entre 1996 et 1999. Le réacteur numéro 2 de Chooz sera mis à l’arrêt jeudi et le réacteur numéro 1 sera mis à l’arrêt samedi.

Au total, la fermeture des quatre réacteurs va entraîner une perte de production électrique d’environ 1 TWh sur la fin de l’année 2021, précise EDF. Par comparaison, en 2019, les centrales nucléaires françaises avaient produit 380 TWh. De l’ordre de 30 % des réacteurs français étaient à l’arrêt fin novembre, pour maintenance ou autre.