L’exposition aux ondes à un niveau « comparable » avant et après la 5G, selon l’ANFR

TELEPHONIE A la demande du gouvernement, l’Agence nationale des fréquences a lancé un programme d’analyse portant sur plus de 3.000 mesures pour caractériser l'influence de la 5G

20 Minutes avec AFP
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Une antenne-relais 5G. Illustration.
Une antenne-relais 5G. Illustration. — Ugo Amez - Sipa

Aucun changement. L’exposition du public aux ondes électromagnétiques en France est restée à un niveau « comparable » avant et quelques mois après la mise en service du réseau 5G, entre 2020 et 2021, a indiqué l’Agence nationale des fréquences (ANFR) dans une étude préliminaire publiée mardi.

À la demande du gouvernement, l’ANFR a lancé un programme d’analyse portant sur plus de 3.000 mesures pour caractériser l’influence de la 5G, dont les premières antennes ont été mises en service à partir de décembre 2020, sur le niveau d’exposition aux ondes électromagnétiques dans les bandes de fréquences 700 MHz, 2100 MHz («bandes basses ») et 3,5 GHz.

« Peu d’utilisateurs sollicitent pour le moment le réseau »

« La moitié de ces mesures a été réalisée à proximité de sites identifiés pour accueillir des antennes 5G, avant leur mise en service. L’autre moitié des mesures a été réalisée au même endroit, après mise en service de la 5G, permettant ainsi d’identifier précisément l’évolution de l’exposition liée à ce nouveau réseau », a précisé l’ANFR au sujet de sa méthodologie. Concernant les bandes basses, les premiers résultats montrent que l’exposition du public aux ondes « reste stable » malgré leur adaptation à la 5G.

En ce qui concerne la bande 3,5 GHz, les premiers résultats montrent que l’exposition « augmente très légèrement », la contribution supplémentaire de cette nouvelle bande pouvant être évaluée à 0,11 volts par mètre (V/m), alors que la limite réglementaire est fixée à 61 V/m pour cette bande de fréquence, relève l’ANFR.

« Peu d’utilisateurs sollicitent pour le moment le réseau par rapport à son potentiel, ce qui peut expliquer ce très faible accroissement de l’exposition » en bande 3,5 GHz, écrit encore l’ANFR dans la conclusion de son rapport. "Les mesures se poursuivront donc afin de suivre l’évolution de l’exposition en fonction de l’accroissement attendu du trafic dans les prochaines années.