Ultradroite : Darmanin a « engagé » la procédure de dissolution contre le groupuscule des Zouaves

GROUPUSCULE C’est ce groupuscule d’ultradroite qui est soupçonné d’être impliqué dans les violences commises à Villepinte, le 5 décembre, au meeting d’Eric Zemmour

20 Minutes avec AFP
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Les membres du groupe d'extrême droite "les Zouaves" pose à l'entrée du meeting d'Eric Zemmour le dimanche 5 décembre 2021 à Paris.
Les membres du groupe d'extrême droite "les Zouaves" pose à l'entrée du meeting d'Eric Zemmour le dimanche 5 décembre 2021 à Paris. — MUNSCH FREDERIC/SIPA

« Un groupe de personne qui vient soit du GUD (ancien syndicat étudiant d'extrême droite, NDLR) soit d’ Action française, c’est-à-dire de mouvements d’ultradroite bien connus ». C’est ainsi que Gérald Darmanin décrit   les Zouaves, groupuscule dont le ministre de l’Intérieur a annoncé la dissolution ce dimanche au   grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

C’est ce groupe qui est soupçonné d’être impliqué dans les violences commises  le 5 décembre lors du meeting d’Eric Zemmour à Villepinte.

« Il y aura un contradictoire comme à chaque fois »

« Nous avons enclenché cette procédure, il y aura un contradictoire comme à chaque fois que j’ai fait cela, je l’ai fait pour Génération identitaire », a-t-il rappelé. « Si le contradictoire nous donne raison, en tout cas si nous pensons que nous avons raison, nous irons dissoudre ce groupement de fait en Conseil des ministres et le Conseil d’Etat, une nouvelle fois je l’espère, nous donnera raison », a-t-il poursuivi.

Le ministre de l’Intérieur a également rappelé les dissolutions prononcées contre « les groupuscules islamistes », citant le CCIF,   BarakyCity et le  collectif Cheikh Yassine, dans le sillage de l’assassinat de Samuel Paty en octobre 2020.

Le 5 décembre, lors du premier meeting de campagne du candidat Eric Zemmour à Villepinte, plusieurs militants de SOS Racisme, qui avaient exhibé des T-shirts « Non au racisme », avaient été agressés à coups de poing et de jets de chaises par des soutiens du polémiste.

Déjà mis en cause dans des violences en marge du mouvement des « Gilets jaunes »

Une cinquantaine de personnes, identifiées par les forces de l’ordre comme appartenant aux Zouaves, ont pris la pose à la sortie du meeting pour une photo, en scandant « On est chez nous », selon une journaliste de l’AFP.

« Un des agresseurs est une personne qui est membre des Zouaves Paris (…). Il a été reconnu par une personne de la sphère militante », a déclaré à l’AFP le président de SOS Racisme Dominique Sopo.

Le groupuscule a également été mis en cause dans des violences commises lors des manifestations des «gilets jaunes» le 1er décembre 2018 à Paris et dans l’attaque d’un bar de la mouvance antifasciste dans le quartier de Ménilmontant en juin 2020.