Lyon : Les Toques blanches lyonnaises veulent remettre le foie gras à l’honneur

PATRIMOINE En réaction à la décision de la mairie de Lyon d’interdire le foie gras de ses événements, 14 associations de restaurateurs ont signé un manifeste pour défendre la filière de ce « patrimoine culinaire et gastronomique »

J. Le.
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Le foie gras, un produit festif mais inacceptable pour les associations de défense animale.
Le foie gras, un produit festif mais inacceptable pour les associations de défense animale. — M. Spencer Green / AP / Sipa

Ils ont bien l’intention de défendre leur bout de gras. Jeudi 9 décembre, 14 associations culinaires ont publié sur Twitter un manifeste pour affirmer leur soutien à la filière du foie gras français, produit désormais banni des événements organisés par la municipalité écologiste de Lyon, qui emboîte le pas des mairies de  Strasbourg,  Grenoble et  Villeurbanne.



Ce manifeste de soutien, publié sur Twitter, rappelle que le foie gras est reconnu « patrimoine culturel et gastronomique protégé en France depuis 2006 ». Il réagit à « à l’appel au boycott du maire de Lyon [Grégory Doucet] qui dit vouloir proposer aux restaurateurs de renoncer à servir du foie gras dans leur établissement », et « à la campagne de désinformation et l’instrumentalisation par l’association extrémiste végane Peta d’un symbole de la gastronomie française ».

Le maire invité à visiter un élevage

Parmi les 14 signataires figurent les Toques blanches lyonnaises​, mais aussi le chef étoilé Christian Têtedoie et Guillaume Gomez, chef des cuisines de l’Elysée. Ceux-ci s’engagent à « mettre à l’honneur le foie gras », à « écrire aux maires concernés pour leur proposer de reconsidérer leur décision » et de « constater la qualité des modes de production » en leur permettant « de visiter un élevage, un atelier de gavage ou de transformation ».

S’il n’est pas revenu sur sa décision de ne plus proposer de foie gras à la mairie de Lyon, Grégory Doucet a précisé à l’AFP le 8 décembre qu’il n’avait « ni le pouvoir ni la volonté d’inciter les restaurateurs à modifier leur carte ».