Bretagne : Des protections périodiques gratuites dans tous les lycées publics et privés

PRECARITE MENSTRUELLE La région va débourser un million d’euros pour équiper les 245 établissements et lutter contre la précarité menstruelle

Camille Allain
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Des distributeurs de protections périodiques gratuites ont été installés dans des lycées de Bretagne comme ici à Liffré.
Des distributeurs de protections périodiques gratuites ont été installés dans des lycées de Bretagne comme ici à Liffré. — DR ? CRB

C’est un pas de géant dans la lutte contre la précarité menstruelle des adolescentes bretonnes. Comme elle l’avait promis l’an dernier, la région Bretagne va équiper l’ensemble des lycées publics et privés de distributeurs de protections périodiques. Une idée qui s’est déjà concrétisée dans plusieurs universités françaises ces dernières années. Proposés gratuitement, ces tampons et serviettes périodiques « de qualité » seront disposés dans des distributeurs qui seront installés dans l’ensemble des 245 lycées publics et privés de Bretagne.

Pour approvisionner les distributeurs, le conseil régional a voté une enveloppe d’un million d’euros, permettant l’achat de protections périodiques sur une période de dix-huit mois. D’après la région, la mise à disposition devrait avoir lieu « au cours du premier semestre 2022 ». La collectivité affirme qu’elle accompagnera les lycées et maisons familiales rurales dans l’achat des distributeurs fournis par l’entreprise bretonne Marguerite & Cie.

Un combat féministe pour l’entreprise

Fondée à Lesconil, dans le Finistère, l’entreprise commercialise des protections en coton bio et biodégradables. La fondatrice Gaële Le Noane souhaite mener « un combat féministe » et « éduquer les jeunes filles » à l’usage de produits biologiques. « Les produits sont faits à 80 % de plastique. C’est dangereux pour notre corps, mais aussi pour la planète », nous expliquait récemment Gaële Le Noane. Sa société vient de lancer un nouveau modèle de distributeur, plus petit, qui pourrait bientôt équiper les restaurants et cafés.

La région souhaite par cette initiative « lever le tabou des règles dès le lycée ». Une quinzaine de lycées participaient déjà à cette expérimentation, évaluée à « 1 euro par mois et par élève ».