Terrorisme : La DGSI déjoue un projet d'attentat durant la période de Noël

ENQUETE Deux hommes, suspectés d’avoir voulu commettre, au nom de Daesh, des attaques au couteau dans des centres commerciaux ou des universités, ont été mis en examen et placés en détention provisoire

Thibaut Chevillard
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Le siège de la DGSI à Levallois-Perret, ici en 2008
Le siège de la DGSI à Levallois-Perret, ici en 2008 — LIONEL BONAVENTURE / AFP
  • Deux hommes de 23 ans ont été interpellés le 29 novembre par les enquêteurs de la DGSI, qui les soupçonnent d’avoir envisagé de commettre un attentat durant la période de Noël.
  • Lors des perquisitions, les enquêteurs ont mis la main un couteau, des ordinateurs portables et des téléphones. Ils ont aussi découvert de la littérature djihadiste et des vidéos de propagande de Daesh.
  • Selon les déclarations de l’un des suspects en garde à vue, le duo envisageait de commettre des attaques au couteau dans des centres commerciaux ou des universités.

Le variant Omicron n’est pas la seule menace qui plane sur les fêtes de fin d’année. Même si Daesh a subi de lourdes défaites en Irak et en Syrie, les idées du groupe terroriste continuent d’animer ceux qui veulent frapper la France de l’intérieur. Deux hommes de 23 ans ont été interpellés le 29 novembre par les enquêteurs de la DGSI, qui les soupçonnent d’avoir envisagé de commettre un attentat durant la période de  Noël, apprend 20 Minutes de source judiciaire, confirmant une information du Parisien. Les suspects ont été mis en examen le 3 décembre pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placés en détention provisoire.

Les deux hommes, dont l’un est déjà connu des services de renseignement en raison de sa radicalisation, se sont rencontrés sur Internet où ils tenaient des propos inquiétants. Le parquet national antiterroriste a alors ouvert une enquête préliminaire et confié les investigations à la DGSI. Après un renseignement faisant état d’une attaque imminente, les policiers ont procédé à l’arrestation des suspects à Meaux (Seine-et-Marne) et au Pecq (Yvelines). Lors des perquisitions de leur domicile, les enquêteurs ont mis la main un couteau, des ordinateurs portables et des téléphones. En les exploitant, ils ont découvert de la littérature djihadiste et des vidéos de propagande de Daesh.

Des centres commerciaux et des universités ciblés

En garde à vue, l’un des deux hommes est passé aux aveux. Selon lui, son complice – qui était, dit-il, plus motivé que lui – avait proposé de s’attaquer à des passants au hasard dans des lieux fréquentés comme des rues, des centres commerciaux ou des universités. Le plan consistait ensuite à se faire tuer par les policiers afin de mourir en martyr. Des propos contestés par le second suspect qui a nié avoir envisagé de commettre une attaque au nom de Daesh. Ce dernier a été condamné en tant que mineur par le tribunal pour enfants à Paris en avril 2019 à quatre ans de prison dont trente mois assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve, a indiqué une source judiciaire.