Eglise : Mgr Aupetit « ne peut plus gouverner » car « sa réputation a été atteinte », dit le pape

CATHOLIQUE L’homme d’Eglise aurait eu une relation – interdite – avec une femme

J.-L.D. avec AFP
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Michel Aupetit a presenté sa démission
Michel Aupetit a presenté sa démission — ZAKARIA ABDELKAFI / AFP

Mgr Michel Aupetit « ne peut plus gouverner » car « sa réputation a été atteinte » par les « commérages », a estimé ce lundi le pape François lors d’une conférence de presse, quelques jours après avoir accepté la démission de l’archevêque de Paris.

« Quand la rumeur grandit, grandit, grandit et atteint la réputation d’un homme, celui-ci ne peut plus gouverner (…) Et c’est une injustice. C’est pourquoi j’ai accepté la démission de Mgr Aupetit, non pas sur l’autel de la vérité mais sur celui de l’hypocrisie », a déclaré le pape aux journalistes à bord de l’avion au retour de son voyage en Grèce.

Manquement au sixième commandement

« Je me demande : mais qu’a donc fait Aupetit de si grave pour remettre sa démission ? Si on ne connaît pas l’accusation, on ne peut pas condamner », a déclaré le pape, invitant les journalistes à « enquêter ». « C’est dangereux de condamner. Qui l’a condamné ? L’opinion publique, les rumeurs ? Mais qu’a-t-il fait ? Nous n’en savons rien », a-t-il ajouté.

Le pape a cependant évoqué « un manquement » de la part de Mgr Aupetit « au sixième commandement » («Tu ne commettras pas d’adultère »), « pas total mais des petites caresses et des massages qu’il faisait à sa secrétaire ».

Démenti et désavoué

« Ça, c’est un péché. Mais ce n’est pas le péché le plus grave car les péchés de la chair ne sont pas les plus graves. (…) Ainsi, Mgr Aupetit est pécheur. Comme je le suis, comme l’a été Pierre, l’évêque sur lequel le Christ a fondé son Eglise », a-t-il déclaré. Jeudi, le Vatican avait annoncé que le pape avait accepté la démission de l’archevêque de Paris, qui avait été accusé, dans la presse, d’avoir entretenu une relation intime avec une femme, ce qu’il a catégoriquement démenti.

Il y a deux semaines, un article de l’hebdomadaire français Le Point affirmait que Michel Aupetit avait eu en 2012, alors qu’il n’était pas encore archevêque, une relation intime et consentie avec une femme. Un courriel envoyé par erreur par le prélat laissait peu de doute, selon l’hebdomadaire, sur la nature de leur relation.