Lyon : L’encadrement des loyers révèle l’illégalité d’une majorité d’annonces

IMMOBILIER Une étude publiée ce lundi par MeilleursAgents, leader de l’estimation immobilière en ligne, montre qu’une majorité d’annonces immobilières dépasse largement le plafond fixé par la mise en place de l’encadrement des loyers à Lyon et Villeurbanne

J. Le.
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La rue Garibaldi vue depuis la Tour Incity à Lyon, dans le quartier Part-Dieu.
La rue Garibaldi vue depuis la Tour Incity à Lyon, dans le quartier Part-Dieu. — Elisa Frisullo / 20 Minutes

Lyon et Villeurbanne ont mis en place l’encadrement des loyers le 1er novembre. Ce dispositif consiste à limiter l’augmentation des loyers dans les villes de plus de 50.000 habitants, en les plafonnant à 20 % au-dessus du loyer médian relevé dans une même zone. L’attractivité de Lyon et Villeurbanne a eu pour conséquence une forte augmentation des loyers ces dernières années, qui rendait difficile la location d’un bien, en particulier des petites et moyennes surfaces.

Une étude exclusive du leader de l’estimation immobilière en ligne MeilleursAgents, publiée ce lundi, montre que ce dispositif se justifie car les loyers ont augmenté de 15,5 % à Lyon en seulement trois ans, et qu’au moment de sa mise en place, « 57 % à Lyon et 43 % à Villeurbanne » des annonces immobilières mises en ligne avant la mise en application de la loi « auraient été hors la loi par rapport aux nouveaux plafonds établis ». Il s’agit en outre de dépassements conséquents, puisque « le dépassement moyen mensuel atteindrait 136 euros à Lyon et 94 euros à Villeurbanne », selon l’étude.

L’hypercentre et les petites surfaces dans le viseur

Les arrondissements centraux et les petites surfaces sont particulièrement concernées par ce phénomène : « 92 % des annonces de logements de moins de 20 m2 affichaient des loyers supérieurs aux limites aujourd’hui fixées », relève MeilleursAgents, en précisant que les propriétaires de studios devront devraient revoir leur loyer à la baisse de 9 % environ s’ils souhaitent respecter la loi.

Un écart important est également constaté sur les appartements meublés, puisque « la part d’annonces dépassant le loyer maximum mis en place est de 64 % pour les meublés et de 45 % pour les logements vides ».