Saint-Martin : Retour au calme après les violences de jeudi

OUTREMER La Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin connaissent un fort mouvement social, occasionnant violences, pillages et incendies

20 Minutes avec AFP
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La ville de Marigot, chef-lieu de Saint-Martin, lors de violentes manifestations en 2019 (illustration).
La ville de Marigot, chef-lieu de Saint-Martin, lors de violentes manifestations en 2019 (illustration). — Florianne Amblard

Les tensions retombent à Saint-Martin. Le calme est revenu vendredi dans ce territoire des Caraïbes, où le début de semaine avait été marqué par des barrages et de graves échauffourées entre manifestants et gendarmes, dont l’un avait été blessé par balles.

« Il était temps que le calme revienne et surtout s’installe afin que la saison touristique qui débute puisse se dérouler normalement », s’est félicité le président de la Collectivité, Daniel Gibbs. La circulation est à nouveau possible dans le quartier sensible de Sandy Ground, une circulation alternée où il faut se frayer un passage entre les carcasses de voitures brûlées et les stigmates des affrontements.

Des renforts arrivés sur l’île

Après la grave blessure d’un gendarme jeudi, le préfet de Saint-Martin, Serge Gouteyron, avait indiqué que des renforts étaient en route pour « retrouver les tireurs ». Leur arrivée a coïncidé avec le retour au calme sur l’île, sans qu’il soit possible de savoir si les deux événements sont liés.

La Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin connaissent un fort mouvement social, né du refus de l’obligation vaccinale pour soignants et pompiers et qui s’est étendue à des revendications politiques et sociales, notamment contre la vie chère, occasionnant violences, pillages et incendies. A Saint-Martin, petite île qui dépend de la Guadeloupe, des affrontements ont opposé jeudi la gendarmerie à un groupe de personnes au niveau de Sandy Ground et de la Baie Nettlé, où les forces de l’ordre tentaient d’évacuer une carcasse de voiture sur la route.