Alimentation : Trois Français sur quatre prêts à manger moins de viande et de poisson, selon un sondage

LA FAIM DES HARICOTS Ils sont en revanche de moins en moins nombreux à faire confiance au label « Bio », privilégiant les marques locales

20 Minutes avec AFP
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Près d'un Français sur deux indique avoir augmenté sa consommation de produits végétaux au cours des deux dernières années.
Près d'un Français sur deux indique avoir augmenté sa consommation de produits végétaux au cours des deux dernières années. — CHAMUSSY/SIPA

Plus de trois Français sur quatre se disent prêts à diminuer leur consommation de viande et de poisson, selon un sondage Ifop pour Ouest-France publié ce vendredi. Un chiffre à la hausse : 76 % des personnes interrogées affirment être prêtes à réduire la part de protéines animales dans leur alimentation et à privilégier les produits « de meilleure qualité environnementale » lorsqu’ils en consomment, contre 67 % en 2017, indique cette étude.

L’enquête, publiée à l’occasion des Assises de l’agriculture, de l’alimentation et de la santé organisées par le quotidien régional jeudi et vendredi à Nantes, relève par ailleurs que près de la moitié des Français (48 %) ont augmenté leur consommation de produits végétaux au cours des deux dernières années. Une tendance appelée à se poursuivre puisque 42 % des sondés prévoient d’en consommer davantage dans les années à venir.

Le label « Bio » ne séduit plus

A l’inverse, la part de la population consommant au moins de temps en temps des produits labellisés « Bio » marque le pas, après avoir augmenté régulièrement pendant plus de 20 ans. 61 % des Français achetaient des produits « Bio » en 1998, 80 % en 2011 et 87 % en 2020, contre 84 % en 2021. 

Ce reflux s’explique en partie, d’après l’étude, par une baisse de confiance en l’appellation « Bio » : alors que 70 % des consommateurs lui apportaient crédit en 2008, ils ne sont plus que 52 % en 2021. De plus, 91 % des sondés estiment que les produits « Bio » sont vendus « trop cher ». En parallèle, 86 % des Français disent vouloir privilégier dans leurs achats des marques alimentaires locales.

Cette proportion varie toutefois en fonction des niveaux de revenus : alors que 92 % des sondés « aisés » préfèrent les marques locales, ce chiffre baisse de 14 points dans les catégories plus modestes.