Loire-Atlantique : « Bis repetita... » A Saint-Brévin, des parents réclament le départ d’un instit déjà controversé

EDUCATION Des parents d’élèves de Loire-Atlantique, inquiets des méthodes d’un enseignant de CP, vont de nouveau manifester ce dimanche matin

Julie Urbach
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Image d'illustration d'un enfant allant à l'école.
Image d'illustration d'un enfant allant à l'école. — FRED TANNEAU / AFP
  • A Saint-Brévin-les-Pins, des parents d’élèves se mobilisent depuis plusieurs semaines pour demander le départ d’un instituteur de CP.
  • Il y a deux ans, ce professeur s’était déjà attiré les foudres alors qu’il enseignait dans une commune voisine.
  • Il hurlerait sur les enfants, les chronométrerait et les humilierait.

Ils espèrent être nombreux lors d’une nouvelle manifestation qui partira de l’école François-Dallet, ce dimanche en fin de matinée. A Saint-Brévin-les-Pins (en Loire-Atlantique), des parents d’élèves se mobilisent depuis plusieurs semaines pour demander le départ d’un instituteur de CP. Selon un parent, au moins une dizaine d’écoliers sur les 24 que compte la classe seraient régulièrement déscolarisés par leurs familles, inquiètes des méthodes de cet enseignant, arrivé début novembre. Tous les petits sont même restés chez eux, le 18 novembre. « Dès le premier jour, mon fils m’a dit que ce monsieur grondait un peu fort, raconte un papa. Malgré les rumeurs, on voulait avoir confiance en lui… Malheureusement, c’est bis repetita. »

Il y a deux ans, c’est dans une commune voisine, à Corsept, que ce professeur s’était déjà attiré les foudres des familles, avant de partir en arrêt. Les parents d’élèves d’une classe de CE2 avaient dénoncé « la maltraitance psychologique » qu’il aurait exercée et avançaient déjà qu’il ne s’agissait pas de la première fois. « Nous, on se base sur les nouveaux faits qui sont arrivés, assure le papa de Saint-Brévin. Il hurle sur les enfants, les chronomètre, les humilie… Il y a des pleurs, d’autres ont de l’eczéma, recommencent à faire pipi au lit. Un matin j’ai retrouvé mon fils de 6 ans caché dans nos toilettes, pour ne pas retourner à l’école. »

« Ils se fichent des enfants »

Les parents, qui ont multiplié les courriers, notamment au ministre de l’Education nationale et à Brigitte Macron, indiquent avoir reçu un soutien de la part de la mairie. Ils devaient rencontrer leur député vendredi avant un nouvel entretien avec un représentant de l’inspection académique, lundi soir. « Pour le moment, aucune solution ne nous a été apportée, à part un conseiller pédagogique qui viendra un matin tous les dix jours, indiquent les parents d’élèves. Ils nous disent qu’il n’y a pas de problème, comme s’ils se fichaient complètement des enfants. »

L’académie de Nantes n’a pas répondu aux sollicitations de 20 Minutes. Interrogée par nos confrères de France 3, la cheffe de cabinet du recteur s’est dit « vigilante et attentive au bien-être des élèves ».