Affaire Delphine Jubillar : Un an après, Cédric Jubillar interrogé par les juges sur la nuit de la disparition

ENQUETE Quasiment un an après la disparition de l'infirmière, le mari de Delphine Jubillar et principal  suspect, a rendez-vous dans le bureau des juges d'instruction pour s'expliquer sur sa version de la nuit fatidique

H.M. avec AFP
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Delphine Jubillar a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre, du domicile conjugal de Cagnac-les-Mines.
Delphine Jubillar a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre, du domicile conjugal de Cagnac-les-Mines. — Facebook DJ
  • Delphine Jubillar a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 de son domicile de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn.
  • Son mari Cédric Jubillar, suspect n° 1, a rendez-vous ce vendredi dans le bureau des juges pour sa deuxième audition.
  • Selon un de ses avocats, il attend « avec sérénité » les questions sur la nuit fatidique.

Que s’est-il passé dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 au domicile de la famille Jubillar à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn ? C’est sur ce moment-clé de la disparition de Delphine, dont aucune trace n’a été retrouvée depuis, que les magistrates en charge du dossier devraient concentrer leurs questions ce vendredi au palais de justice de Toulouse.

Il s’agit de la deuxième fois que Cédric Jubillar quitte sa cellule de la maison d’arrêt de Seysses pour une audition depuis sa mise en examen pour « meurtre sur conjoint », le 18 juin 2021. Lors du premier interrogatoire, le 15 octobre, les magistrates s’étaient attachées aux relations tendues dans le couple en instance de séparation, l’infirmière ayant décidé de quitter le domicile conjugal pour vivre avec son amant.

Il se dit innocent depuis son arrestation

« On est contents qu’il soit entendu », a confié Alexandre Martin, l’un des trois avocats du peintre plaquiste de 34 ans à l’AFP. Celui qui clame son innocence depuis le départ devrait « continuer à dire ce qu’il dit depuis le début, qui n’est contredit par aucun élément objectif du dossier ». « Il attend donc avec sérénité les questions des juges », ajoute Alexandre Martin.

La défense, qui a déjà demandé en vain à trois reprises la remise en liberté de son client, estime que « la présomption d’innocence est bafouée ». Les enquêteurs et juges considèrent de leur côté qu’ils tiennent un « faisceau d’indices graves et concordants ». Le soir de la disparition, deux voisines du couple ont entendu des cris apeurés d’une femme. Cédric Jubillar devrait aussi être questionné sur son téléphone portable, resté coupé durant plusieurs heures cette nuit-là, avant qu’il signale la disparition de Delphine aux gendarmes.