Coronavirus à Lyon : Dans le Rhône, « il y aura des doses de rappel pour tout le monde, dans les délais impartis »

EPIDEMIE Le préfet du Rhône et le directeur général de l’ARS ont fait un point sur la situation épidémiologique dans le Rhône et la région, et sur l’afflux de demandes de doses de rappel contre le Covid-19

Jennifer Lesieur
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La Grande Pharmacie Cusset, à Villeurbanne, le 30 novembre.
La Grande Pharmacie Cusset, à Villeurbanne, le 30 novembre. — J.L. / 20 MINUTES
  • En dix jours à peine, le taux d’incidence a doublé sur l’ensemble des départements de la région.
  • Pour répondre à l’afflux de demandes de vaccination, « nous avons recruté beaucoup d’étudiants en pharmacie et en médecine, et des préparateurs, tous attestés pour pouvoir vacciner, ainsi que des opérateurs de saisie », explique Olivier Anrès, pharmacien.

En dix jours à peine, le taux d’incidence a doublé sur l’ensemble des départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Celui du Rhône est à 422 ce mardi, ce qui a conduit Pascal Mailhos, préfet du Rhône et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, et Jean-Yves Grall, directeur général de l’ agence régionale de santé, à donner un point qui se voulait rassurant sur la situation épidémiologique dans la région.

Le lieu de rendez-vous n’était pas anodin : la Grande Pharmacie Cusset, à Villeurbanne, est devenue un petit centre de vaccination très actif depuis les annonces du ministre de la Santé, mardi dernier. Pour répondre à l’afflux de demandes, « nous avons recruté beaucoup d’étudiants en pharmacie et en médecine, et des préparateurs, tous attestés pour pouvoir vacciner, ainsi que des opérateurs de saisie », explique Olivier Anrès, pharmacien. De 70 en novembre, ils sont passés à 200 vaccinations par jour. « Les pharmacies de villes sont des acteurs importants en termes de vaccinations et de tests : 30 à 40 % des injections se font dans ce secteur », selon Jean-Yves Grall.

Les centres de vaccination vont intensifier leurs créneaux

Si « tout le monde aura sa dose de rappel », comme l’assure le directeur de l’ARS, reste à savoir quand. « L’ensemble des structures, que ce soit en ville ou dans les centres de vaccination, montent en puissance et ouvrent peu à peu des créneaux supplémentaires pour prendre en charge l’ensemble de la population dans les délais impartis », poursuit-il. Sur les 115 centres que compte la région, 29 sont ouverts dans le Rhône. Certains qui avaient fermé faute d’affluence ont rouvert, notamment dans l’Ain. Celui d’Ecully a annoncé par un communiqué ce jour qu’il ne fermerait pas le 23 décembre comme prévu, mais rouvrirait entre le 3 janvier et le 31 mars 2022.

Quant à la difficulté de prendre un rendez-vous sur Doctolib, le pharmacien conseille de rafraîchir la page régulièrement : « Des créneaux se libèrent en cours de journée. Nous ouvrons les nôtres une semaine à l’avance, ils se remplissent très vite – en dix minutes on peut remplir une journée entière de vaccination – mais nous en ouvrons parfois d’autres deux heures plus tard. »

Une Fête des lumières avec masque et pass sanitaire

Reste une inquiétude : la flambée épidémique qui pourrait suivre la Fête des lumières et les fêtes de fin d’année. Le préfet du Rhône a annoncé avoir pris des dispositions : « Comme je l’ai ratifié hier avec le maire de Lyon, la Fête des lumières est maintenue mais avec port du masque obligatoire et contrôle du pass sanitaire dans les enceintes fermées. Cela concernera aussi les marchés de Noël. »

Alors que le variant Omicron n’a pas encore été détecté dans la région, les armes pour se protéger du Covid restent inchangées. Comme le résume le préfet, « il faut allier à la fois la vaccination, les gestes barrière trop oubliés ces dernières semaines, et le contrôle du pass sanitaire ». Tout en rappelant « qu’il s’agit moins de contrôler que de rendre chacun responsable de sa santé, et de celle des autres ».