Conditions de travail dans la justice : Eric Dupond-Moretti recevra vendredi des signataires de la tribune ratifiée par plus de 3.000 magistrats

MANQUE DE MOYENS La question des moyens alloués à la justice est actuellement abordée dans le cadre des Etats généraux de la justice, lancés le 18 octobre.

20 Minutes avec AFP
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Une salle d'audience dans un palais de justice (illustration).
Une salle d'audience dans un palais de justice (illustration). — Camille Allain / 20 Minutes

« Il faut toujours écouter la base » : le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti recevra ce vendredi des signataires d’une tribune de plus de 3.000 magistrats dénonçant leurs conditions de travail et criant leur mal-être grandissant, a-t-il indiqué ce jeudi sur LCI.

Cette tribune, parue dans le quotidien Le Monde, a été signée par plus de 3.280 magistrats, soit plus du tiers de la profession. « Cette tribune est importante, de par le nombre de signataires. Elle est originale en ce sens que ça n’est pas quelque chose de syndical si j’ose dire, c’est la base et il faut toujours écouter la base », a souligné le ministre de la Justice.

Eric Dupond-Moretti recevra « un certain nombre » de signataires ce vendredi, des magistrats du siège et du parquet, des juges d’application des peines et des juges d’instruction pour que ce soit « éclectique et représentatif ». Il n’a pas précisé s’il convierait également des représentants des organisations professionnelles.

« Une difficulté presque existentielle »

« Il se dégage de cette tribune une difficulté presque existentielle », a estimé le ministre, rappelant que les questions qui y sont soulevées, notamment celles des moyens et de « la considération que l’on doit aux magistrats et qui se délite », sont abordées dans le cadre des Etats généraux de la justice, lancés le 18 octobre.

Ces Etats généraux avaient été réclamés début juin par les deux plus hauts magistrats de France après des « mises en cause systématiques de la justice », et le malaise provoqué par une manifestation en mai de policiers devant l’Assemblée nationale qui criaient au laxisme des juges.

« A ce moment-là, je suis le seul à monter sur la barricade ou l’un des seuls, [le seul] à défendre la justice et à la défendre de façon républicaine », a déclaré Eric Dupond-Moretti sur LCI.