Accusations contre Nicolas Hulot : « S’il y a des éléments », Marlène Schiappa « espère » l’ouverture d’une instruction

ENQUETE La ministre déléguée à la Citoyenneté a estimé sur BFMTV que concernant la prescription « c’est au juge de l’établir »

20 Minutes avec AFP
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Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, à Paris le 15 octobre 2021.
Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, à Paris le 15 octobre 2021. — ISA HARSIN/SIPA

Nicolas Hulot n’aura cette fois pas le soutien de Marlène Schiappa. Venue parler mercredi soir sur BFMTV des violences conjugales, la ministre déléguée à la Citoyenneté a été interrogée sur les accusations de viol et d’agressions sexuelles à l’encontre de l’ancien ministre de l’Environnement. Si en 2018 elle avait pris la plume dans le JDD pour le défendre contre des premières allégations, elle a cette fois dit « espérer que la justice ouvrira une instruction s’il y a des éléments ».

La ministre déléguée a en outre précisé qu’elle n’avait « pas les éléments » contenus dans le reportage d’Envoyé spécial qui sera diffusé ce jeudi. « La prescription, c’est au juge de l’établir. Et une fois encore une femme a été victime d’un viol​ et celui-ci est prescrit mais peut-être l’autre non », a-t-elle poursuivi tout en soulignant « la justice est indépendante et je ne donne aucune consigne à la justice ».

Hulot se retire définitivement de la vie publique

Avant la diffusion de l’émission le mettant en cause, Nicolas Hulot a annoncé mercredi sur BFMTV qu’il quittait « définitivement la vie publique », en niant farouchement ces accusations de viol et d’agressions sexuelles. Il a expliqué vouloir ainsi protéger ses proches et sa fondation des retombées du « lynchage » dont il dit être l’objet.