Martinique : Ouverture d’une enquête après des tirs sur les forces de l’ordre

GREVE GENERALE L’intersyndicale indique n’avoir aucun lien avec les tirs, ayant terminé ses activités à 19 heures

20 Minutes avec AFP
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La Martinique a rejoint lundi le mouvement de grève générale lancée en Guadeloupe.
La Martinique a rejoint lundi le mouvement de grève générale lancée en Guadeloupe. — AFP

Le parquet de Fort-de-France a ouvert une enquête mardi après que des forces de l’ordre et des pompiers ont été la cible de tirs par armes à feu lundi soir vers 22 heures, dans le quartier populaire de Sainte-Thérèse à Fort-de-France. Si ces attaques n’ont fait aucun blessé, plusieurs impacts de balles ont été constatés sur les véhicules des forces de sécurité, selon des sources policières.

« Une procédure pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique a été ouverte et les investigations sont confiées à la police judiciaire », précise le parquet. « Les événements de la nuit n’incombent pas à l’intersyndicale, car l’intersyndicale a cessé tous ses mouvements et chacun est rentré chez soi dès 19 heures hier soir », indique Bertrand Cambusy, secrétaire général de la CSTM, à l’origine du mouvement social qui secoue depuis deux jours la Martinique.

Barrages routiers sur les principaux axes

Ces violences se sont produites en marge de l’appel à la grève générale qui a débuté lundi en Martinique, pour dénoncer, comme en Guadeloupe, l’obligation vaccinale et les suspensions de soignants, mais aussi le coût de la vie, et les prix des carburants. Derrière cette mobilisation, 17 syndicats qui ont signé un préavis le 15 novembre dernier, en provenance de tous les secteurs économiques de l’île.

Depuis lundi matin, le réseau routier est fortement perturbé depuis le sud et le nord de l’île, avec barrages bloquant les principaux axes routiers, notamment aux abords des grands secteurs d’activité du Lamentin, au centre l’île. Les réseaux de transports en commun étaient totalement à l’arrêt mardi, mais les personnels soignants et les forces de l’ordre ont malgré tout pu franchir quelques barrages.

52 % des écoles primaires fermées

Ces blocages ont également contraint le rectorat à fermer plus de la moitié des établissements scolaires. « Les écoles sont fortement impactées par le mouvement social des agents municipaux. Les établissements scolaires du 2nd degré subissent les blocages des axes routiers », indique dans un communiqué de presse le rectorat de Martinique. À la mi-journée, 52 % des écoles du premier degré et 61 % des établissements du second degré étaient fermés.

En Guadeloupe, des gendarmes ont aussi essuyé des tirs à balles réelles, ont rapporté mardi matin les ministres des Outre-mer Sébastien Lecornu et de l’Intérieur Gérald Darmanin. Le rétablissement de l’ordre public en Guadeloupe est le « préalable à toute discussion », a averti ce dernier.