Toulouse : « Nous transportons des humains, pas des meubles »… Un ambulancier va pédaler jusqu’à Paris pour manifester

FORÇAT DE LA GROGNE Un ambulancier public du CHU de Toulouse a débuté ce mardi une épopée cycliste qui doit l’amener jusqu’à Paris le 30 novembre, pour la grande manifestation réclamant la reconnaissance de ce métier

20 Minutes avec AFP
— 
Thierry Cubury, 56 ans et ambulancier public de son état, est parti de Toulouse à vélo le mardi 23 novembre et compte arriver à Paris le 30.
Thierry Cubury, 56 ans et ambulancier public de son état, est parti de Toulouse à vélo le mardi 23 novembre et compte arriver à Paris le 30. — Lionel Bonaventure - AFP

Il pédale déjà une centaine de kilomètres par jour pour venir prendre son poste d’ambulancier au CHU de Toulouse, mais, là, il change de braquet. Pour Thierry Cubury, parti de la Ville rose ce mardi matin, il s’agit cette fois de rallier Paris. En une semaine, pas plus, pour être au rendez-vous de la manifestation que plusieurs syndicats ( Sud-Santé, la CGT et FO) organisent le 30 novembre dans la capitale pour obtenir « la reconnaissance et une revalorisation » du métier.

« Nous transportons des humains, pas des meubles », a expliqué le cycliste de 56 ans avant d’enfourcher son engin, résumant ainsi l’une des principales revendications des ambulanciers du secteur public : être reconnus comme des « soignants » et cesser d’appartenir à la filière « logistique ».

Rendez-vous à Paris devant le ministère de la Santé

Thierry Cubury prévoit de faire étape à Agen, Bordeaux, Angoulême, Poitiers et Angers. Il sera logé par « des amis ou des syndicalistes », et sans doute que des collègues viendront tracer un bout de route à ses côtés.

Selon l’Association française des ambulanciers Smur et hospitaliers (Afash), il y a actuellement 3.500 ambulanciers publics en France, qui estiment avoir prouvé leur rôle pendant la crise sanitaire. Le rassemblement du 30 novembre devant le ministère de la Santé, où une délégation doit être reçue, vise à demander une revalorisation salariale et « un plan de formation sérieux ».