Guadeloupe : L’ARS dénonce de violentes « agressions physiques de professionnels de santé »

CRISE L’institution alerte notamment sur les « agressions de pharmaciens », une menace avec « un fusil à pompe » ou encore le racket aux barrages

20 Minutes avec AFP
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Un barrage en Guadeloupe le 22 novembre 2021.
Un barrage en Guadeloupe le 22 novembre 2021. — JOURDIER / ZEPPELIN/SIPA

Malgré les appels au calme de l’exécutif, la tension reste vive en Guadeloupe. La liste de certaines violences fait même froid dans le dos. Menace avec un « fusil à pompe », médecin « tenu en joue avec un fusil sur la tempe à la sortie de sa garde aux urgences au niveau d’un barrage » : l’Agence régionale de santé de Guadeloupe a alerté lundi « sur les agressions physiques que les professionnels de santé ont subies ces derniers jours alors qu’ils allaient soigner les pères, les mères et les enfants » de l’archipel.

« Ce n’est pas acceptable », affirme dans un communiqué l’institution qui dénonce également une « tentative de car-jacking » et des « agressions de pharmaciens ». L’ARS cite également « des occupants du véhicule de l’HAD (hospitalisation à domicile) pris à partie par des personnes armées dans la soirée du 20 novembre », un « droit de passage réclamé aux points de blocage », une « course-poursuite dans le parking » d’une clinique.

Des répercussions sur les malades

« Des plaintes sont systématiquement déposées et des poursuites seront engagées », indique l’ARS qui dénonce l’impact de la situation sur la santé des malades. « Le report de leurs soins peut être dangereux » et les délais d’attente aux barrages exposent à « la dégradation de l’état de santé de la personne ».

L’ARS avertit aussi sur la « condition des personnes isolées, âgées ou handicapées qui ont pu se retrouver seules à leur domicile car leurs enfants, leurs aides ménagères n’ont pu venir leur donner à manger ou dormir avec elles ».