Guadeloupe : Une soignante du CHU visée par un fusil à pompe, selon la direction

MENACE Cédric Zolezzi, le directeur adjoint du centre hospitalier de Pointe-à-Pitre déplore le caillassage des ambulances et alerte sur la mise en danger des patients

20 Minutes avec agence
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Le directeur adjoint du CHU de Guadeloupe dénonce un climat délétère.
Le directeur adjoint du CHU de Guadeloupe dénonce un climat délétère. — MEDIACORTEX/SIPA

En Guadeloupe, le mouvement de contestation du pass sanitaire et de l’obligation vaccinale des soignants prend de l’ampleur. L’île est en proie à des violences urbaines et des pillages depuis plusieurs jours. Emmanuel Macron a évoqué ce lundi « une situation très explosive » et a demandé à « ne rien céder au mensonge et à la manipulation ».

Les soignants « molestés »

Cédric Zolezzi, directeur adjoint du CHU de Pointe-à-Pitre, a décrit un climat délétère sur l'antenne de RTL ce matin. Il a affirmé que l’hôpital était bloqué depuis plus d’une semaine, « de manière intermittente », et que les soignants se faisaient « molester ». « Alors qu’elle finissait son service, une aide-soignante a été visée par une personne avec un fusil à pompe, a-t-il expliqué. Elle est choquée. Nous souhaitons que cette violence s’arrête. »

« Les ambulances n’osent plus venir chercher les patients, le SMUR est caillassé la nuit. (…) Chaque jour nous sommes suspendus à d’éventuels blocages routiers », a-t-il ajouté.

Le président de la République a réagi à la crise en Guadeloupe en marge d’un déplacement à Amiens. « Il y a une situation qui est très explosive, qui est liée à un contexte très local, à des tensions qu’on connaît et qui sont historiques et aussi à certains intérêts qui cherchent un peu à utiliser ce contexte et l’anxiété », a déclaré Emmanuel Macron.