Affaire Delphine Jubillar : La demande de remise en liberté de son mari, Cédric, à nouveau rejetée

JUSTICE La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse a une nouvelle fois confirmé ce lundi, le rejet de la demande de remise en liberté de Cédric Jubillar, en détention depuis le 18 juin dernier

Béatrice Colin
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Cédric Jubillar lors devant la chambre de l'instruction lors de l'appel du rejet de sa remise en liberté.
Cédric Jubillar lors devant la chambre de l'instruction lors de l'appel du rejet de sa remise en liberté. — Benoit Peyrucq / AFP
  • Cédric Jubillar est mis en examen depuis le 18 juin pour le meurtre de sa femme Delphine, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn.
  • La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse a confirmé, une nouvelle fois ce lundi, le rejet de sa demande de remise en liberté.
  • Après avoir été interrogé le 15 octobre dernier, Cédric Jubillar sera à nouveau devant les juges d’instruction ce 3 décembre pour évoquer la nuit de la disparition et les faits qui lui sont reprochés.

Il a eu beau répéter la semaine dernière devant les magistrats de la chambre de l’instruction qu’il n’avait « jamais fait de mal à Delphine », son épouse, Cédric Jubillar reste en prison. Ses dénégations sur son implication dans la disparition de sa femme, survenue dans la nuit du 15 au 16 décembre dernier à Cagnac-les-Mines, n’ont pas porté leurs fruits. Le rejet de sa demande de remise en liberté a donc été confirmé ce lundi indiquent ses avocats.

C’est la troisième fois depuis sa mise en examen pour « meurtre sur conjoint », le 18 juin dernier, que le plaquiste voit sa demande retoquée. A chaque fois, la justice a estimé qu’il y avait assez de charges à son encontre pour décider de son maintien en détention. Et que sa remise en liberté risquait de porter préjudice à l’instruction.

Une décision à laquelle ses avocats s’attendaient plus ou moins, même s’ils ont tenté de démonter point par point les « indices graves et concordants » portés par l’accusation. « Nous avons démontré ce dossier est vide de charges, qu’il y a des indices qui ont été construits, qui ne sont pas des indices au sens juridique du terme qui puisse permettre d’asseoir une culpabilité », avait souligné Alexandre Martin, l’un des défenseurs de Cédric Jubillar à sa sortie d’audience, la semaine dernière.

Interrogé à nouveau le 3 décembre

Il faisait notamment référence à la couette où dormait Delphine et qui avait été retrouvée dans la machine à laver plus de 24 heures après sa disparition. Cet élément, présenté comme central par le procureur de la République de Toulouse, n’avait été envoyé qu’en juillet à l’expertise et les analyses ne sont toujours pas connues.

Lors de l’audience du 16 novembre, la famille de Delphine Jubillar, qui s’est constituée partie civile, avait demandé de son côté son maintien en détention « pour les nécessités de l’instruction ». « Mes clients ont la volonté de savoir ce qui s’est passé et faire en sorte que la recherche de la vérité ne soit pas perturbée », avait indiqué l’avocat de l’un des frères de l’infirmière, Laurent de Caunes.

Après avoir interrogé le 15 octobre dernier sur sa relation avec sa femme, avec qui il était en instance de séparation, Cédric Jubillar sera à nouveau le 3 décembre devant les juges d’instruction pour évoquer le jour de la disparition de Delphine et les faits qui lui sont reprochés. D’ici la semaine prochaine, aucune nouvelle demande de remise en liberté ne devrait être déposée. « Nous referons une demande lorsque les investigations auront progressé », indique Jean-Baptiste Alary, l’un de ses avocats.