Brest : Un maître de conférences traite ses étudiants de « quasi-débiles »

POLEMIQUE Un syndicat étudiant réclame des sanctions contre ce professeur de droit de l’université de Bretagne Occidentale

J.G.
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Illustration d'un amphithéâtre à l'université.
Illustration d'un amphithéâtre à l'université. — C Allain / 20 Minutes

Des étudiants « quasi-débiles », « médiocres » et même « fraudeurs ». Dans un courriel interne adressé aux personnels de l’université de Bretagne Occidentale (UBO) à Brest, un maître de conférences en droit, économie et gestion a sorti la sulfateuse. Dans ce texte, qui a fuité auprès des étudiants, il critique sévèrement le plan Pari (Programme d’ajustements en vue d’une reprise des investissements) instauré au sein de l’UBO, « une zone universitaire prioritaire » qui « ne vaut pas un pet de lapin ».

Il s’interroge notamment sur la crédibilité de l’établissement « qui « amnistie » de nombreux étudiants ayant fraudé aux examens en distanciel de l’année universitaire 2020-2021 ». En février, cet enseignant indique ainsi avoir alerté la direction de l’UBO, estimant qu’il y avait des « fraudes de masse ». Des allégations qui lui avaient valu des poursuites disciplinaires « contrairement aux étudiants fraudeurs eux-mêmes », dénonce-t-il amèrement. Il enfonce enfin le clou en qualifiant les étudiants de « chouette auditorat, de quasi-débiles pour certains qui ne savent pas comprendre le sens d’un texte simple et ânonnent en lisant ».

« Ces propos sont une honte », s’indigne un syndicat étudiant

Pour le syndicat étudiant Une alternative pour l’UBO, qui a révélé l’affaire samedi sur les réseaux sociaux, « ces propos sont une honte et d’une extrême violence et condescendance vis-à-vis des étudiants et de l’ensemble des enseignants et personnels » de l’université.

Le syndicat déplore au passage « le silence de la présidence de l’université » et réclame que « des sanctions rapides soient prises contre cet enseignant ». Contacté par Le Télégramme ce week-end, Matthieu Gallou, président de l’UBO, a indiqué que l’affaire était « en instruction » et n’a pas souhaité faire plus de commentaires.