Toulon : Plus de 6.000 militaires engagés dans une opération d’envergure en mer

GUERRE La Marine nationale et ses alliés participent à un exercice simulant des combats jusqu'au 3 décembre

20 Minutes avec agence
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Un hélicoptère de la Marine nationale (illustration).
Un hélicoptère de la Marine nationale (illustration). — M.Libert / 20 Minutes

Près de 6.000 militaires se réunissent à Toulon (Var) ces prochaines semaines dans le cadre de l’opération Polaris 21. Au total, 20 navires, un sous-marin, 65 aéronefs et des hommes venus de France et de l’étranger vont être mobilisés pour un exercice grandeur nature, rapporte Var-Matin. Celui-ci a pour but de préparer les forces armées à un éventuel conflit en mer.

« Je suis convaincue que demain il peut y avoir un combat dur en mer », confie ainsi à France Bleu Provence le contre-amiral Christophe Cluzel, à la tête de Polaris 21.


Les premiers bateaux sont arrivés à la base navale ce jeudi. D’ici une semaine, les militaires seront scindés en deux équipes, la rouge et la bleue, et se lanceront dans une simulation de combat de haute intensité. L’opposition se jouera en Méditerranée principalement mais également sur la façade atlantique française.

Préparer la guerre de demain

Des unités de l’Armée de Terre, de l’Air et de la Marine participent à cet exercice d’envergure. Les équipages seront d’ailleurs confrontés à de nouvelles techniques de guerre : désinformation, cyberattaques ou champs électromagnétiques. « Avec de l’audace en combinant nos effets, avec une approche assez large, avec par la combinaison d’effets cinétiques et non-cinétiques, et avec de l’effet de surprise, on est capables de lever un à un tous les verrous de la porte que l’adversaire s’attache à mettre », estime Christophe Cluzel.

Le but affiché est de démontrer que la Marine nationale est prête au combat. Les alliés de la France, venus d’Espagne, d’Italie ou des Etats-Unis, seront engagés dans cet exercice jusqu’au 3 décembre prochain.