Noël : « Les gens ont envie de joie, de gaieté »… Un mois avant, ils préparent déjà les festivités

VOTRE VIE VOTRE AVIS Celles et ceux qui préparent cadeaux et décorations à l'avance sont de plus en plus nombreux, conséquence notamment de la présence de l'épidémie de Covid-19

L.P.
— 
Les préparatifs des vitrines de Noël dans un grand magasin de jouets de Paris
Les préparatifs des vitrines de Noël dans un grand magasin de jouets de Paris — Xavier Francolon/SIPA
  • Avant même la fin du mois de novembre, nos lecteurs expliquent déjà s’atteler aux préparations de Noël.
  • D’après une étude conduite pour la chaîne de magasins Action, 22 % des Français souhaitent s’y prendre plus tôt que l’an dernier.
  • Les raisons sont multiples, mais certains veulent retrouver « l’envie de se faire plaisir » après que la pandémie de Covid-19 a gâché la fête en 2020.

Le mois de décembre n’a pas encore pointé le bout de son nez, mais ça sent déjà le sapin dans nombre de foyers français. Plus d’un mois avant la date tant attendue, les préparatifs de Noël ont commencé au sein de plusieurs familles, comme l’ont montré les réactions des lecteurs de 20 Minutes à notre appel à témoignages.

Avec plusieurs semaines, voire plusieurs mois d’avance, certains achètent et emballent leurs cadeaux, d’autres renouvellent la décoration, quelques-uns préparent même le menu du réveillon. Les raisons de cette prévoyance sont multiples : éviter la déprime saisonnière ou les files en magasin, oublier le Covid-19, ou simplement suivre de vieilles habitudes bien ancrées.

Ils sont 22 % à vouloir commencer les préparations plus tôt qu’en 2020

« Dans une famille de quatre enfants mariés avec dix petits-enfants, mieux vaut prévoir avant », explique ainsi Véronique, 72 ans. Même son de cloche chez Brigitte, pour qui « Noël se prépare toute l’année ». La sexagénaire, qui pousse l’anticipation à son paroxysme, assure « être à l’affût des articles en solde dès septembre/octobre » : « Chaque année, je change ma manière de décorer la maison et le jardin. Je monte onze sapins, chacun avec son thème. J’ai commencé ma décoration et elle se terminera le 1er décembre, avec la finition du grand sapin du salon. Les cadeaux pour mes parents, enfants et petits-enfants sont tous faits. »

Comme elles, nombreux sont les Français à préparer la grande fête de fin d’année avec plusieurs semaines d’avance. Une étude de l’agence Ruigrok NetPanel, conduite pour la branche de magasins Action, estime ainsi à 53 % le nombre de personnes préférant « s’y prendre le plus tôt possible ». Cette année, la tendance est à la hausse : « deux Français sur cinq attendent Noël avec plus d’impatience que l’année dernière », et « 22 % ont même décidé de commencer leurs préparations plus tôt qu’en 2020 », pointe encore l’étude.

« Les gens ont envie de joie, de gaieté et de sapins de Noël »

Outre l’habituelle déprime saisonnière de novembre, le Covid-19 est passé par là, bouleversant les célébrations en 2020. « Mes enfants ont demandé à décorer la maison tout de suite après Halloween, mais j’ai attendu d’être dans la deuxième semaine de novembre », détaille Angélique. « Cette année, je décore entièrement ma maison cette semaine. Ça fait plaisir aux enfants et, soyons honnêtes, après autant de mois dans l’emprise du civisme, les gens ont envie de joie, de gaieté et de sapins de Noël ! »

La fréquentation des magasins suit ce mouvement. Franck Mathais, porte-parole de l’enseigne Joué Club, parle d’un « phénomène d’anticipation ». « On trouve 10 % de personnes en plus dans nos magasins par rapport à 2019 », déclare-t-il, rappelant la fermeture des enseignes l’an dernier en raison de l’épidémie. « On est encore au tout début : il y a une accélération depuis le 5 novembre, et le pic se situe autour du 10 décembre », précise-t-il encore.

« Les cadeaux de dernière minute sont souvent à côté de la plaque »

Selon Franck Mathais, « deux profils » particulièrement s’y prennent à l’avance cette année : les « grands-parents », qui « veulent être tranquilles », et les parents, inquiets notamment par le « tohu-bohu médiatique autour de la disponibilité des produits, qui veulent être sûrs de trouver ». Les cadeaux de Béatrice, par exemple, sont « déjà prêts » : « C’est tellement plus facile de trouver les cadeaux en novembre, on oublie la foule, il y a du choix, les prix ne sont pas gonflés… Il suffit de faire la liste des personnes pour qui vous devez faire des cadeaux, et vous les trouvez petit à petit, sans stress. Quant au repas, la liste est faite, les produits sont commandés et réservés à l’avance. » Liza, elle, trouve que les « cadeaux de dernière minute sont souvent à côté de la plaque ». La quadragénaire a trouvé une solution : elle « tricote une grosse partie de ses cadeaux » à l’avance.

Si la fréquentation des magasins doit encore augmenter, et les préparatifs s’accélérer, un indicateur montre déjà « une vraie envie de se faire plaisir chez les Français », d’après Franck Mathais : le nombre de calendriers de l’avent déjà vendus culmine à plus d’un million, avant même la fin du mois de novembre. Plus que quelques jours à attendre avant le début du compte à rebours en chocolat.