Angers : Le groupuscule d'ultradroite l’Alvarium dissous en Conseil des ministres

VIOLENCE « L’Alvarium alimente un discours de haine assumée » et « incitant à la discrimination », précise le décret

20 Minutes avec AFP
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Gérald Darmanin, le 16 novembre 2021 à l'Assemblée nationale.
Gérald Darmanin, le 16 novembre 2021 à l'Assemblée nationale. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Selon le décret de dissolution, l’Alvarium, connu pour faire le coup de poing à Angers, propage notamment « depuis 2018 un discours et des idées assimilant l’immigration et l’islam à des menaces que les Français doivent combattre ». Le groupuscule d’ultradroite, impliquée « dans des faits de violences » et « appelant à la violence et à la discrimination », a été dissous ce mercredi en Conseil des ministres, a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Créée en janvier 2018, l’association, qui se définit comme « un centre communautaire d’actions sociales et culturelles en Anjou », avait occupé illégalement un immeuble vacant en 2020, sur la façade duquel avaient été accrochées des banderoles « La France aux Français » et « Logement : appliquons la préférence nationale ».

« Notre main ne tremble pas face au racisme »

Ces derniers mois, plusieurs habitués de l’Alvarium avaient notamment été condamnés selon la procédure du plaider-coupable par le tribunal correctionnel d’Angers pour des violences en réunion et des vols de drapeau. « L’Alvarium alimente un discours de haine assumée » et « incitant à la discrimination ou à la violence envers des personnes en raison de leur origine ou de leur religion », précise également le décret.

Jean-Eudes Gannat, le porte-parole et cofondateur de l’Alvarium, a évoqué des attentats commis sur le sol français avant d’ajouter : « La seule réaction du ministre de l’Intérieur est de dissoudre l’Alvarium ». « La France va à sa perte et tout se paiera un jour », a-t-il poursuivi. « Notre main ne tremble pas face au racisme et à la violence et nous le montrons une fois de plus avec cette décision », a de son côté commenté le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du Conseil des ministres.