Coronavirus en Guadeloupe : Inquiétude du président de Région face à la grève générale illimitée

VACCINATION Si l’obligation vaccinale reste au cœur de la contestation, Ary Chalus attire l’attention sur les dégâts économiques que la crise sanitaire a causée sur l’île

20 Minutes avec AFP
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La grève lancée par les pompiers et le personnel soignant paralyse une partie de l'activité sur l'île.
La grève lancée par les pompiers et le personnel soignant paralyse une partie de l'activité sur l'île. — Philippe Blet/Shutterstock/SIPA

La grève générale illimitée prend de l’ampleur en Guadeloupe. Depuis lundi, le mouvement lancé par un collectif d’organisations syndicales et citoyennes de Guadeloupe pour protester contre le pass sanitaire et l’obligation vaccinale des soignants contre le Covid-19 a déjà provoqué de nombreux blocages sur l’île. De quoi inquiéter le président de la Région, Ary Chalus.

Au micro de France info, il indique avoir alerté de la situation « le président de la République », et « les membres du gouvernement en charge de la Guadeloupe ». « Ce blocage n’est pas seulement dû à cette obligation vaccinale mais aussi à tous les problèmes que nous rencontrons depuis tantôt », a-t-il expliqué. « Vous savez qu’avec cette situation sanitaire la Guadeloupe a beaucoup perdu, que ce soit en matière de taxe sur les carburants, sur les transports, les collectivités, et notamment pour la Région c’est près de 30 millions que nous avons perdus. »

Simplifier les procédures et discuter avec les syndicats

« Nous voyons que beaucoup sont accompagnés, sont aidés, au niveau de l’Hexagone et la Guadeloupe, la Martinique, les Antilles même, ne sont pas prises en compte. Ce qui est important aujourd’hui pour nous, c’est que l’Etat puisse entendre les doléances des Guadeloupéens de manière à ce qu’on puisse travailler ensemble, et surtout simplifier les procédures », explique le président de Région.

L’obligation vaccinale des soignants demeure cependant le nœud du problème. Si Ary Chalus indique qu’il est vacciné et « demande aux gens de se faire vacciner » , il ajoute « personnellement, je l’ai toujours dit, je suis contre l’obligation vaccinale », demandant « plus de concertation avec l’ARS ».  « Si on s’était mis autour d’une table avec les syndicats, avec les partenaires, on aurait pu trouver des solutions sur cette obligation et on aurait pu trouver une autre porte de sortie », a-t-il assuré.