Nîmes : Cent ans d’histoire du deux-roues aux enchères lors d’une vente exceptionnelle

ANTHOLOGIE Vélos, cyclomoteurs, motos… La vente aux enchères issue d’une collection privée de deux frères décédés est qualifiée « d’exceptionnelle »

Jérôme Diesnis
Des dizaines de motos, mobylettes et vélos retraçant plus de 120 d'histoire seront vendus à Nîmes.
Des dizaines de motos, mobylettes et vélos retraçant plus de 120 d'histoire seront vendus à Nîmes. — Ivoire Nîmes
  • C’est un pan de l’histoire du deux-roues qui est mis en vente à Nîmes, avec des vélos datant du XIXe siècle ou encore des motos créées de 1905.
  • La vente est issue d’une collection privée de deux frères aujourd’hui disparus.
  • Mardi, des voitures de collection ayant appartenu à un viticulteur du Gard ont été vendues aux enchères. Une Chrysler de 1930 a notamment été adjugée à près de 100.000 euros.

La vente est qualifiée « d’exceptionnelle » par l’expert Olivier Vergne. Ce mercredi, une centaine de deux roues (des vélos, cyclomoteurs ou motos) est mise aux enchères à l’hôtel des ventes de Nîmes. Des véhicules issus d’une collection privée et mise aux enchères par les héritiers.

« La collection des frères Giraud est une anthologie du cyclomoteur qui sommeille dans les dépendances d’un mazet nîmois jusqu’à ces derniers jours », souligne Olivier Vergne. On y retrouve plusieurs types de mobylettes dont un des tout premiers exemplaires, Peugeot, Cyclorette, Tendil, Favor, les atypiques Derny, Burdin, et des marques sportives plus rares comme les italiennes Motom, Morini, ou allemandes Kreidler. La pièce la plus rare est une moto. Une Griffon bicylindre 4cv que l’expert situe aux alentours de 1905.

Jantes et garde-boue en bois

Mais dans cette collection qui va être dispersée ce mercredi dans le Gard, figurent aussi de nombreux vélos, dont une partie date d’avant 1900. Certains modèles ont des jantes et des garde-boue en bois. Et parmi les vélos des années 30, se cachent de vraies pépites, comme ces bicyclettes avec un cadre en duralium qui les rendaient extrêmement légers. Mais aussi des vélos de deux marques nîmoises : Nemausa, qui vient d’être relancée par un passionné et Tendil, créée par un fils de mineur du bassin d’Alès.

« On trouve aussi des remorques pour vélo ou entraîneurs deux cyclomoteurs d’entraînement adaptées pour maintenir les cadres de vélo et les lâcher une fois lancés », reprend Olivier Vergne. « On a reçu des demandes des Etats-Unis afin de connaître les modalités d’envoi en cas d’enchères réussies » Cette vente succède à celle de dix voitures, la veille.

Une Chrysler adjugée la veille à 93.500 euros

Une collection là aussi issue du garage d’un particulier, celles de M. Grand, un viticulteur gardois, aujourd’hui décédé. « Ce qui est exceptionnel, c’est de pouvoir acquérir de tels véhicules dont on connaît exactement toute l’histoire, explique l’expert. Très souvent, les voitures de collection passent de main en main. Là, la traçabilité est parfaite, tout comme l’état de conservation de deux d’entre elles. »

Cette Chrysler achetée en 1930 devrait être le clou de la vente.
Cette Chrysler achetée en 1930 devrait être le clou de la vente. - Ivoire Nîmes

Le clou du spectacle, la Chrysler 22 CV à 8 cylindres, type CD de couleur bleu outremer achetée en 1930, a été adjugé à 93.500 euros (soit 106.850 euros avec les frais) par le commissaire-priseur Pierre Champion. La présence d’acheteurs anglais en ligne a rapidement fait grimper les enchères.